Frise chronologique
1477
Sculpture de la croix
Sculpture de la croix
1477 (≈ 1477)
Création selon l’inscription du chapiteau.
1804
Réinstallation à Cimiez
Réinstallation à Cimiez
1804 (≈ 1804)
Placée devant le monastère après sauvegarde.
26 septembre 1903
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 septembre 1903 (≈ 1903)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1979
Vandalisme et restauration
Vandalisme et restauration
1979 (≈ 1979)
Dégradation puis transfert à l’intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix en marbre : classement par arrêté du 26 septembre 1903
Personnages clés
| Saint François d'Assise - Inspiration mystique |
Vision du séraphin crucifié représentée. |
| Particulier anonyme - Sauveur de la croix |
Démonta et préserva la croix. |
Origine et histoire
La croix séraphique de Cimiez est un calvaire en marbre situé à Nice, dans les Alpes-Maritimes. Sculptée en 1477 selon l’inscription de son chapiteau, elle se distinguait à l’origine par sa colonne torsadée et sa croix tréflée. L’une de ses faces représente un séraphin crucifié, inspiré d’une vision de saint François d’Assise au Mont Alverne, tandis que l’autre face figure la Vierge. À sa création, elle ornait le cimetière du monastère franciscain de Nice, sur l’actuelle place Saint-François dans le Vieux-Nice.
Durant la Révolution française, le monastère fut abandonné, et le cimetière rasé sous le Premier Empire. La croix, démontée et préservée par un particulier, fut réinstallée en 1804 devant le monastère de Cimiez, sur la place du Monastère-de-Cimiez. Classée Monument Historique en 1903, elle subit un acte de vandalisme en 1979. Endommagée, elle fut restaurée et déplacée à l’intérieur de l’église du monastère, tandis qu’une copie, moulée à son image, prit sa place en extérieur.
La croix originale, aujourd’hui conservée dans la première chapelle latérale gauche de l’église, symbolise à la fois le patrimoine artistique niçois et l’héritage spirituel franciscain. Son iconographie rare, mêlant séraphin et Vierge, reflète les courants mystiques de la fin du XVe siècle. La copie extérieure, fidèle à l’original, perpétue sa présence sur la place du monastère, lieu emblématique de Cimiez.
Les sources historiques, dont les références de la base Mérimée et les archives locales, confirment son classement en 1903 et sa propriété communale. Son emplacement actuel, à proximité du monastère, en fait un point de repère pour les visiteurs explorant l’histoire religieuse et architecturale de Nice. La précision de sa localisation, notée comme « passable » (niveau 5/10), souligne les incertitudes géographiques mineures liées à ses déplacements successifs.