Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVe siècle (≈ 1550)
Édification du monument octogonal sculpté.
1793
Destruction partielle par les Jacobins
Destruction partielle par les Jacobins
1793 (≈ 1793)
Croix brisée pendant la Révolution française.
28 novembre 1922
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 novembre 1922 (≈ 1922)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix en pierre du XVe siècle : classement par arrêté du 28 novembre 1922
Personnages clés
| Louise de Buchepot - Personnage commémoré |
Jeune fille honorée par la guirlande florale. |
| Famille des Gaucourt - Possible commanditaire |
Écusson aux dauphins attribué à cette lignée. |
Origine et histoire
La croix en pierre de Fougerolles, érigée au XVe siècle, est un monument octogonal monumental typique de l’art funéraire médiéval. Son socle, posé sur quatre marches, porte plusieurs écussons, tandis que son fût est orné de larmes et de fleurs. Les huit faces représentent en relief les instruments de la Passion du Christ, soulignant sa vocation religieuse et commémorative. Une inscription en lettres gothiques, tirée du livre de Jérémie, couronne l’ensemble, encadrée par quatre fleurons ayant autrefois soutenu des statuettes de saints ou d’anges, aujourd’hui disparues.
Les écussons centraux, dont l’un arbore deux dauphins attribués à la famille des Gaucourt, sont entourés d’une guirlande de fleurs, symbole lié à Louise de Buchepot, jeune fille en mémoire de laquelle le monument aurait été édifié. La croix fut vandalisée en 1793 par les Jacobins, perdant une partie de sa structure originale. Classée Monument Historique par arrêté du 28 novembre 1922, elle appartient aujourd’hui à la commune de Fougerolles et se dresse place de l’Église, témoignant à la fois de la piété médiévale et des bouleversements révolutionnaires.
La localisation de la croix, bien que documentée (place de l’Église ou place de la Mairie selon les sources), reste imprécise, avec une précision cartographique évaluée à 5/10. Ce monument, à la fois œuvre d’art et marqueur historique, incarne les traditions funéraires de l’aristocratie locale et les tensions politiques qui ont marqué son histoire, notamment lors de sa destruction partielle pendant la Révolution française.