Origine de la croix XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Période de construction estimée de la croix romane de Grisy.
XIXe siècle
Déplacement de la croix
Déplacement de la croix XIXe siècle (≈ 1865)
La croix fut déplacée lors de la construction de la voie ferrée.
1903
Classement historique
Classement historique 1903 (≈ 1903)
La croix est classée au titre des monuments historiques.
1973
Réunion des communes
Réunion des communes 1973 (≈ 1973)
Les communes de Grisy et Vendeuvre furent réunies.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix située sur la route de Vendeuvre à Grisy : classement par arrêté du 26 septembre 1903
Origine et histoire de la croix romane de Grisy
La croix romane de Grisy est une croix de chemin située sur le territoire de Grisy, commune associée à Vendeuvre, dans le Calvados. Elle se trouve au bord de la route départementale n°271, entre les bourgs de Grisy et de Vendeuvre. Les sources lui attribuent une origine aux XIe‑XIIe siècles. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis le 26 septembre 1903. Lors de la construction de la voie ferrée de Mézidon au Mans au XIXe siècle, la croix fut déplacée de quelques mètres et quitta ainsi le territoire de son village d'origine. Les villageois la ramenèrent sans précautions et elle se cassa en deux, mais les dégâts furent réparés. Les communes rivales furent réunies en une seule en 1973. Taillée d'un seul bloc de calcaire, elle mesure environ deux mètres de haut. Elle présente une croix grecque posée sur quatre colonnes solidaires groupées en faisceau entre lesquelles, de face, s'insèrent deux cordons tressés. Les colonnes sont couronnées de chapiteaux ornés de volutes. Au centre de la croix, un fleuron en forme de rosace s'inscrit dans un cercle décoré de moulures en dents de scie. Les branches, biseautées et séparées par des modillons, sont ornées d'étoiles. Cette croix fait partie des rares croix de chemin romanes encore debout en Normandie, aux côtés de celles de Feuguerolles-Bully (Calvados), Neaufles-Saint-Martin (Eure) et Rouxmesnil-Bouteilles (Seine‑Maritime). Leur rareté s'explique par la fragilité du calcaire, l'ancienneté et les destructions liées aux guerres de religion et autres actes de vandalisme.