Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la croix
Construction de la croix
XVIe siècle (≈ 1650)
Érigée par les seigneurs de Kermedret.
9 mars 1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 mars 1927 (≈ 1927)
Protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix (cad. A 481) : inscription par arrêté du 9 mars 1927
Personnages clés
| Seigneurs de Kermedret - Commanditaires de la croix |
Membres de la maison de Botmillau. |
Origine et histoire
La croix Saint-Yves est un monument emblématique situé sur la commune de Boqueho, dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Datant du XVIe siècle, elle a été érigée par les seigneurs de Kermedret, issus de la maison de Botmillau. Ce monument se distingue par ses six écussons représentant leurs alliances, ainsi que par des sculptures figurant la Crucifixion et une Vierge à l'Enfant.
La croix a été inscrite au titre des monuments historiques le 9 mars 1927, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et artistique. Elle est aujourd’hui située sur la route de Landorec, près du centre-ville de Boqueho, et reste un témoignage architectural et historique de l’influence des familles nobles locales.
Les sculptures et les écussons de la croix reflètent à la fois la piété religieuse de l’époque et le prestige des seigneurs de Kermedret. La présence de motifs comme la Vierge à l’Enfant et la Crucifixion souligne l’importance de la foi chrétienne dans la vie quotidienne et sociale de la Bretagne du XVIe siècle.
La localisation précise de la croix, mentionnée dans la base Mérimée comme étant à l’adresse 1 Rue de la Croix, en fait un point de repère historique accessible au public. Bien que la précision de sa localisation soit jugée médiocre, elle reste un élément central du patrimoine local, géré par la commune de Boqueho.
La croix Saint-Yves illustre également les pratiques artistiques et héraldiques de la Renaissance bretonne, où les monuments servaient autant à afficher le pouvoir des familles nobles qu’à marquer le paysage de symboles religieux. Son inscription comme monument historique en 1927 a permis sa préservation pour les générations futures.
Enfin, ce monument s’inscrit dans un réseau plus large de croix et calvaires bretons, caractéristiques de la région. Ces structures jouaient un rôle à la fois spirituel et social, servant de lieux de rassemblement, de prière et de commémoration pour les communautés locales.