Cromlech de Lorette au Quillio au Quillio en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Cromlech

Cromlech de Lorette au Quillio

  • D69
  • 22460 Le Quillio
Cromlech de Lorette au Quillio
Cromlech de Lorette au Quillio
Crédit photo : Renardeau - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique
Construction du tertre
1926
Classement historique
Octobre 1958
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Cromlech de Lorette (cad. A 615) : classement par arrêté du 29 mars 1926

Personnages clés

Pierre-Roland Giot Archéologue ayant publié les résultats des fouilles.
Jean L'Helgouach Archéologue ayant publié les résultats des fouilles.
Loïc Langouët Auteur d'un inventaire mentionnant le site.

Origine et histoire du Cromlech de Lorette

Le tertre tumulaire de Lorette, improprement appelé cromlech de Notre‑Dame de Lorette, se trouve au lieu‑dit Lorette sur la commune du Quillio, dans les Côtes‑d'Armor. Le monument est classé au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 1926. Le tumulus a une forme rectangulaire, mesurant 20 m de longueur sur 7 m de largeur. Les grands côtés sont constitués de dalles généralement jointives et inclinées vers l'extérieur : seize dalles riches en quartz au nord et onze dalles en grès au sud. Les blocs du côté nord sont assez trapus et peu élevés, tandis qu'au sud ils sont beaucoup plus hauts. Les dalles d'angle sont renversées vers l'arrière ; celles des angles nord‑ouest et sud‑ouest sont brisées. Un menhir indicateur, désormais renversé et long de 2 m, est visible dans l'axe du monument, à 3 m à l'ouest. Le site a été fouillé en octobre 1958, mais l'acidité du sol n'a pas permis la conservation d'éventuels ossements. Le mobilier funéraire retrouvé est très réduit : la céramique se limite à des fragments de poterie chasséenne sans décor, assez fine, dure et rougeâtre, ainsi qu'un tesson légèrement plus épais montrant un début de fond plat un peu évasé. Le matériel lithique se compose d'un minuscule éclat de silex et d'outils en grès lustré, notamment trois pointes de flèches à tranchant transversal et deux lames. Les fouilles ont relevé plusieurs similitudes avec le tertre tumulaire de la Croix Saint‑Pierre, notamment le choix d'un lieu élevé peu propice à l'agriculture, la présence d'un menhir indicateur, la concentration des sépultures dans le tiers ou le quart oriental du tumulus et la pauvreté du mobilier funéraire. Les résultats des investigations ont été publiés, en particulier par Pierre‑Roland Giot et Jean L'Helgouach, et le site est également mentionné dans l'inventaire réalisé par Loïc Langouët.

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