Frise chronologique
1877
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1877 (≈ 1877)
Découverte d'ossements et d'outils en silex par M. Bréan.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du tumulus et du cromlech.
1914-1918
Dégâts pendant la Première Guerre mondiale
Dégâts pendant la Première Guerre mondiale
1914-1918 (≈ 1916)
Installation d'une batterie allemande et creusement d'un refuge.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cromlech, dénommé les Bonnettes (cad. C 311) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| M. Bréan - Archéologue |
Fouilla le site en 1877 pour la Société des Sciences de Douai. |
Origine et histoire
Le tumulus des Sept-Bonnettes, situé à Sailly-en-Ostrevent dans le Pas-de-Calais, est une enceinte mégalithique de forme ovoïde mesurant 38 m de longueur, 28 m de largeur et 5 m de hauteur. À son sommet se dresse un cromlech, initialement composé de sept pierres dressées, dont une a disparu et une autre est brisée. Ce site, classé monument historique dès 1889, fut fouillé en 1877 par M. Bréan, membre de la Société des Sciences de Douai, révélant des ossements humains, des outils en silex et des traces de combustion.
Pendant la Première Guerre mondiale, le tumulus subit d'importants dommages : les Allemands y installèrent une batterie et creusèrent un refuge dans la butte. Les fouilles de 1877 permirent de découvrir, dans une terre sablonneuse, des cendres, des charbons, des ossements (dont un fragment de crâne) et des artefacts en silex (couteaux, grattoirs, pointes de flèches, haches). Ces éléments suggèrent un usage funéraire ou rituel du site à une époque préhistorique.
Une légende locale raconte que sept jeunes filles, surprises en train de danser sur le tumulus pendant l'office, furent transformées en pierres. Le terme bonnette, dans le patois local, désigne une méchante fille, ajoutant une dimension folklorique au monument. Le site, propriété de la commune, reste un témoignage rare des pratiques mégalithiques dans les Hauts-de-France, malgré les destructions subies au XXe siècle.