Frise chronologique
1105
Première mention du pèlerinage
Première mention du pèlerinage
1105 (≈ 1105)
Bulle du pape Pascal II évoquant une église Sainte-Marie.
1166
Découverte des reliques
Découverte des reliques
1166 (≈ 1166)
Corps intact attribué à saint Amadour.
1858-1860
Restauration par l'abbé Chevalt
Restauration par l'abbé Chevalt
1858-1860 (≈ 1859)
Campagne débutant par la crypte et l'église.
14 décembre 2000
Classement monument historique
Classement monument historique
14 décembre 2000 (≈ 2000)
Protection officielle de la crypte et basilique.
2016
Réinstallation des reliques
Réinstallation des reliques
2016 (≈ 2016)
Retour dans l'abside de la crypte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir : cité religieuse (PA46000020)
Personnages clés
| Saint Amadour - Ermite et figure légendaire |
Fondateur mythique du sanctuaire, reliques conservées. |
| Pape Pascal II - Souverain pontife |
Mentionne Rocamadour en 1105. |
| Abbé Chevalt - Responsable des restaurations |
Dirige les travaux de 1858 à 1860. |
| Pape Pie X - Souverain pontife |
Érige l'église en basilique en 1913. |
Origine et histoire
La crypte Saint-Amadour fait partie intégrante de la Cité religieuse de Rocamadour, un site de pèlerinage marial d'importance majeure depuis le Moyen Âge. Elle est située sous la basilique Saint-Sauveur, une ancienne collégiale érigée en basilique mineure en 1913. La crypte, datée du XIIe siècle, abritait les reliques de saint Amadour, dont le corps intact aurait été découvert en 1166, déclenchant la construction de l'ensemble religieux. Ce pèlerinage, mentionné dès 1105 dans une bulle du pape Pascal II, attirait des fidèles jusqu'à la Révolution française.
La crypte a fait l'objet de restaurations significatives à partir du XIXe siècle, notamment lors de la première campagne menée par l'abbé Chevalt entre 1858 et 1860. Ces travaux visaient à sauver l'édifice, alors en état de délabrement avancé, avec des voûtes surchargées et des murs déformés. La basilique et la crypte ont été classées monuments historiques en 2000, consolidant leur préservation. La crypte, de style romano-ogival, se distingue par sa voûte quadripartite soutenue par un arc-doubleau, typique de la transition entre art roman et gothique.
Au XIXe siècle, des aménagements comme une mezzanine en bois furent ajoutés pour accueillir les pèlerins, tandis qu'en 2016, les reliques de saint Amadour furent réinstallées dans l'abside. La crypte reste un témoignage architectural et spirituel du rayonnement médiéval de Rocamadour, lié à la dévotion mariale et à la figure légendaire de saint Amadour, ermite et fondateur mythique du sanctuaire.