Destruction définitive 1667-1668 (≈ 1668)
Collégiale rasée pour le séminaire.
1852
Redécouverte de la crypte
Redécouverte de la crypte 1852 (≈ 1852)
Fouilles lors de travaux d'agrandissement.
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1862 (≈ 1862)
Protection officielle par liste.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Avit - Abbé de Micy
Enterré au Ve siècle dans l'église.
Origine et histoire de la Crypte
La crypte Saint-Avit, située à Orléans dans le département du Loiret, est un monument historique datant du XIe siècle. Elle fut construite sous l'église Saint-Georges (ou Saint-Avit), édifiée au même moment pour abriter le tombeau d'Avit, abbé de Micy enterré au Ve siècle. L'église, démolie à plusieurs reprises (1428, 1562, 1567), fut finalement détruite en 1667-1668 pour laisser place au grand séminaire, entraînant l'oubli de la crypte, comblée et enfouie sous les nouvelles constructions.
La crypte fut redécouverte en 1852 lors de travaux d'agrandissement, dans un état de dégradation avancé : ses voûtes d'arêtes, partiellement effondrées, furent restaurées en brique, et une entrée fut aménagée. Son plan comprend un martyrium et une chapelle, séparés par un mur percé d'ouvertures, avec des maçonneries composées de remplois. Deux couloirs latéraux, aujourd'hui disparus, reliaient autrefois la crypte à l'église haute. Des traces de peintures murales, signalées en 1852, attestent de sa décoration d'origine.
Classée Monument Historique dès 1862, la crypte Saint-Avit est un rare exemple d'architecture religieuse carolingienne et romane primitive en Val de Loire. Son histoire reflète les bouleversements politiques et religieux de la région, depuis sa fondation comme lieu de pèlerinage jusqu'à son abandon après la disparition des reliques d'Avit. Aujourd'hui intégrée au lycée de jeunes filles d'Orléans, elle reste un témoignage fragile de ce patrimoine souterrain.
Les sources disponibles, notamment Monumentum, soulignent l'importance archéologique du site, malgré une localisation imprécise (notée 6/10). Les vestiges, bien que partiels, offrent un éclairage sur les pratiques funéraires et liturgiques des XIe et Ve siècles, ainsi que sur les techniques de construction médiévales, marquées par la réutilisation de matériaux (spolia).