Frise chronologique
1902
Construction de la guinguette
Construction de la guinguette
1902 (≈ 1902)
Réalisée par Biet et Schertzer pour L. Royer.
1903
Ouverture au public
Ouverture au public
1903 (≈ 1903)
Fonctionnement saisonnier jusqu'en 1907/1910.
1907-1910
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1907-1910 (≈ 1909)
Fin des activités de guinguette.
12 juin 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juin 1989 (≈ 1989)
Protection de l'architecture et des vitraux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'architecture métallique et ses vitraux (cad. 1977 AC 34) : classement par arrêté du 12 juin 1989
Personnages clés
| Georges Biet - Architecte |
Concepteur du bâtiment, École de Nancy. |
| Frédéric Schertzer - Ingénieur et entrepreneur |
Réalisateur de la structure métallique. |
| Henri Bergé - Dessinateur-verrier |
Auteur des vitraux publicitaires pour Daum. |
| L. Royer - Commanditaire |
Propriétaire du Grand Café du Point Central. |
| Auguste Bichaton - Acquéreur |
Transforme le lieu en résidence d'été. |
Origine et histoire
La Cure d'air Trianon est une ancienne guinguette de style Art nouveau, construite en 1902 à Malzéville, sur les hauteurs dominant Nancy. Conçue par l'architecte Georges Biet et l'ingénieur Frédéric Schertzer pour le propriétaire L. Royer, elle se distingue par sa structure métallique en acier riveté, inspirée des techniques de l'Exposition universelle de 1889. L'édifice, à la fois brasserie et piste de danse, était orné de 22 vitraux publicitaires dessinés par Henri Bergé, représentant des marques de boissons et produits de l'époque.
La Cure d'air Trianon, ouverte de mai à septembre, a fonctionné jusqu'en 1907 environ, offrant un panorama sur Nancy et un accès à l'arboretum de l'Abiétinée. Son architecture, typique de l'École de Nancy, met en valeur la structure métallique apparente, selon les principes d'Émile Gallé. La terrasse, couverte d'un vélum, servait de piste de danse, tandis que le rez-de-chaussée abritait une brasserie lumineuse grâce aux vitraux. Après sa fermeture, le lieu fut transformé en résidence d'été par Auguste Bichaton.
Classée monument historique en 1989 pour son architecture métallique et ses vitraux, la Cure d'air Trianon est un exemple rare d'architecture industrielle Art nouveau en Europe. Les vitraux, endommagés par les intempéries et le vandalisme, ont été partiellement conservés, bien que quatre aient disparu. Ce monument illustre la collaboration entre architectes, ingénieurs et artistes, incarnant l'idéal de l'École de Nancy : l'union de la forme, du décor et de la fonction.
Les matériaux utilisés, comme l'acier des aciéries de Pompey, et les techniques de construction reflètent l'innovation industrielle de l'époque. Les vitraux, exécutés par Henri Bergé pour la verrerie Daum, intégraient des publicités pour des boissons (absinthe, champagne, rhum) dans un décor floral stylisé. La Cure d'air Trianon était reliée au Grand Café du Point Central à Nancy par un service de voitures à chevaux, soulignant son rôle dans la vie sociale et festive de la région au début du XXe siècle.