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Abbaye de Bonnevaux à Marçay dans la Vienne

Vienne

Abbaye de Bonnevaux

    2 Abbaye de Bonnevaux
    86370 Marçay
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1700
1800
1900
2000
1119
Fondation bénédictine
1124
Passage à Cîteaux
1768
Déclin révolutionnaire
1789
Vente comme bien national
1967
Classement du cloître
2017
Retour à la vocation religieuse
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La galerie subsistante du cloître (cad. H 13) : inscription par arrêté du 27 juin 1967

Personnages clés

Hugues VII de Lusignan - Seigneur et bienfaiteur Soutien à la fondation en 1119.
Sarrasine (ou Saracena) de Lezay - Épouse de Hugues VII Cofondatrice de l’abbaye.

Origine et histoire

L’abbaye de Bonnevaux fut fondée en 1119 par des moines bénédictins, avec l’appui d’Hugues VII de Lusignan et de son épouse Sarrasine de Lezay. Cinq ans plus tard, en 1124, la communauté adopta la règle cistercienne et s’affilia à l’abbaye de Cadouin, devenant ainsi une de ses « filles ». Ce changement marqua son intégration dans un réseau monastique influent, tout en consolidant son ancrage local grâce au soutien des seigneurs de Lusignan.

Les guerres de Religion et le système de la commende, à partir du XVIe siècle, affaiblirent progressivement l’abbaye. À la veille de la Révolution française, en 1768, elle ne comptait plus que cinq moines. Les décrets révolutionnaires dispersèrent la communauté, et le site fut vendu comme bien national. Une partie des bâtiments fut démolie, tandis que le reste fut transformé en château privé, intégrant des éléments médiévaux comme une aile du cloître des XIIe–XVe siècles, classée monument historique en 1967.

L’architecture actuelle, en forme de H, mêle une section centrale de la fin du XVIIIe siècle et deux ailes plus anciennes, conservant des salles voûtées et des cheminées médiévales. Après avoir servi de demeure privée, l’abbaye retrouva une vocation religieuse en 2017, devenant le siège de la Communauté mondiale pour la méditation chrétienne. Ce retour aux sources spirituelles s’inscrit dans une dynamique de préservation du patrimoine et de renouveau monastique.

Liens externes