Attestation de la forge XVe siècle (≈ 1550)
Activité sidérurgique documentée sur le site.
1ère moitié XVIIIe siècle
Construction du haut-fourneau
Construction du haut-fourneau 1ère moitié XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édifice en schiste pour la production.
XIXe siècle
Exploitation par le duc de Tourzel
Exploitation par le duc de Tourzel XIXe siècle (≈ 1865)
Période d’entretien et d’activité intense.
3e quart XIXe siècle
Cessation d’activité
Cessation d’activité 3e quart XIXe siècle (≈ 1962)
Fin de la production sidérurgique.
1er avril 1986
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1er avril 1986 (≈ 1986)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Haut-Fourneau de la Poitevinière (cad. H 657) : inscription par arrêté du 1er avril 1986
Personnages clés
Duc de Tourzel - Propriétaire et exploitant
Entretien du site au XIXe siècle.
Famille Durfort - Héritiers du domaine
Successeurs du duc de Tourzel.
Béthune-Chârost - Baronnie d’Ancenis
Propriétaire initial de la forge.
Origine et histoire
Le haut-fourneau de la Poitevinière, situé à Riaillé en Loire-Atlantique, date de la première moitié du XVIIIe siècle. Il faisait partie des infrastructures de la forge de Riaillé, liée à la baronnie d'Ancenis (famille Béthune-Chârost). L’édifice, construit en schiste, mesure environ 8 mètres de haut pour 9 mètres de côté, avec une cuve circulaire. Il fonctionnait au charbon de bois produit dans les forêts d’Ancenis et de Saint-Mars, et transformait le minerai de fer extrait des gisements locaux (forêt de l’Arche, Abbaretz). Son activité, attestée dès le XVe siècle pour la forge, s’est poursuivie jusqu’à la fin du XIXe siècle, avant sa désaffectation.
Au XIXe siècle, le site était exploité par le duc de Tourzel, puis transmis par héritage à la famille Durfort. Le haut-fourneau dépendait d’un ensemble plus large incluant un château, un étang, et des maisons (Huguenin, Trébuchet). Il symbolise l’industrie métallurgique pré-industrielle, basée sur des ressources locales et une main-d’œuvre spécialisée. Le monument a été inscrit aux Monuments Historiques en 1986, reconnaissant son importance patrimoniale.
L’arrêt définitif de l’activité, intervenu au 3e quart du XIXe siècle, coïncide avec le déclin des forges à charbon de bois face à la révolution industrielle. Aujourd’hui, le site est désaffecté et appartient à une société privée. Son architecture cubique et ses matériaux (schiste) illustrent les techniques de construction et de production sidérurgique d’Ancien Régime, tandis que son état actuel offre un témoignage matériel des mutations économiques des Pays de la Loire.