Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Demeure dite Rêve Cottage à Andrésy dans les Yvelines

Demeure dite Rêve Cottage

    18 Avenue du Général de Gaulle
    78570 Andrésy
Propriété privée
Crédit photo : Magnus the Great - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1900
Exposition universelle de Paris
Années 1920
Ajout du pavillon chinois
12 juin 2006
Classement Monument Historique
1er quart du XXe siècle
Construction de la villa
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des façades et toitures du pavillon chinois (cad. AH 720) : inscription par arrêté du 12 juin 2006

Personnages clés

Monsieur Gourlin - Ancien maire d'Andrésy Propriétaire de la villa dans les années 1910.
H. Cannes - Céramiste Auteur des panneaux décoratifs du pavillon.

Origine et histoire

La villa Rêve Cottage, construite au début du XXe siècle à Andrésy, a été agrandie par l’ajout d’un pavillon chinois, probablement issu de l’Exposition universelle de 1900. Ce pavillon, de plan polygonal irrégulier, est décoré de panneaux en céramique signés H. Cannes et fabriqués par Villeroy et Boch, représentant des motifs extrême-asiatiques. Il repose sur un soubassement en ciment armé imitant des branchages, conçu pour le relier au rez-de-chaussée surélevé de la maison principale. À l’origine, il abritait une salle de billard dans les années 1920, tandis que les intérieurs ont aujourd’hui perdu la majeure partie de leur décor.

Le jardin a été aménagé simultanément avec des éléments pittoresques : une fausse rivière, un pont et une grotte artificielle. Le pavillon chinois, classé Monument Historique en 2006 pour ses façades et toitures, est un témoignage rare de l’engouement pour l’exotisme au tournant du siècle. La villa appartenait à Monsieur Gourlin, maire d’Andrésy dans les années 1910, période où la maison principale, datant du dernier quart du XIXe siècle, fut complétée par ce pavillon. Les communs, incluant remises, logement et belvédère, sont désormais une propriété distincte.

L’origine exacte du pavillon chinois reste incertaine, bien que la tradition locale l’associe à une Exposition universelle sans preuve formelle. Les céramiques, signées et datées, ainsi que la structure en ciment décoré, illustrent les techniques et les goûts artistiques de l’époque. Le site, situé au 18 avenue de Fin-d’Oise, bénéficie d’une localisation approximative, avec une précision cartographique jugée passable (note 5/10).

Liens externes