Frise chronologique
vers 1729
Corps sur rue
Corps sur rue
vers 1729 (≈ 1729)
Première phase des travaux.
1ère moitié du XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1ère moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Deux campagnes de construction pour la demeure.
1889
Création de la fonderie Dagot
Création de la fonderie Dagot
1889 (≈ 1889)
Alphonse Dagot installe une fonderie.
1911
Reprise par les fils Dagot
Reprise par les fils Dagot
1911 (≈ 1911)
Diversification de la production industrielle.
1971
Fermeture de la fonderie
Fermeture de la fonderie
1971 (≈ 1971)
Fin de l’activité industrielle sur place.
4 juin 2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
4 juin 2007 (≈ 2007)
Protection de l’ensemble architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les bâtiments, ainsi que la cour pavée avec sa grille du XVIIIe siècle de la demeure et des entrepôts (cad. AR 243, 245, 246, lieudit La Folie) : inscription par arrêté du 4 juin 2007
Personnages clés
| Jean-Baptiste Anthony - Négociant et propriétaire |
Propriétaire initial, commerce de métaux et vins. |
| Alphonse Dagot - Fondeur et industriel |
Créateur de la fonderie en 1889. |
| Benoît et Gabriel Dagot - Repreneurs de la fonderie |
Diversification post-1911 de la production. |
Origine et histoire
La demeure et entrepôts Anthony, située à Arc-lès-Gray en Haute-Saône, est un ensemble architectural construit au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. Ce complexe, typique des bâtiments liés au commerce et à l’industrie de l’époque, se compose de plusieurs corps de bâtiments organisés autour de cours intérieures, complétés par des jardins, potagers et vergers. La construction s’est déroulée en deux phases : la première, vers 1729, concerne le corps sur rue, tandis que la seconde, peu avant la Révolution, achève l’ensemble. À l’origine, ces lieux servaient de résidence et d’entrepôt à Jean-Baptiste Anthony, négociant en produits métallurgiques, grains et vins, reflétant l’activité économique dynamique de la région.
Au XIXe siècle, une partie du site est réaménagée pour accueillir la fonderie Dagot, créée en 1889 par Alphonse Dagot. Cette usine, spécialisée dans la production de pièces mécaniques, cuisinières en fonte et matériel agricole, connaît un essor notable, employant jusqu’à 60 ouvriers en 1918. Pendant la Première Guerre mondiale, elle contribue à l’effort de guerre en fabriquant des ébauches d’obus. La fonderie cesse son activité en 1971, après plusieurs décennies de production diversifiée, incluant des pompes industrielles et des pièces pour machines-outils. Aujourd’hui, une partie des bâtiments abrite un négociant en vins, tandis que d’autres espaces ont été repris par des entreprises locales.
L’ensemble, incluant les bâtiments, la cour pavée et sa grille du XVIIIe siècle, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 4 juin 2007. Ce classement souligne la valeur patrimoniale du site, témoin des évolutions économiques et industrielles de la Bourgogne-Franche-Comté, de l’époque moderne à la révolution industrielle. La conservation partielle des aménagements de la fonderie Dagot, comme les puits de lumière et les bureaux du début du XXe siècle, enrichit cette dimension historique. Le site reste une propriété privée, partiellement accessible, illustrant le lien entre patrimoine architectural et mémoire industrielle.