Frise chronologique
Néolithique
Construction du site
Construction du site
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection des alignements et tertres
1883
Relevés de P. Bézier
Relevés de P. Bézier
1883 (≈ 1883)
Inventaire des 40+ monolithes initiaux
années 1930
Études de L. Collin
Études de L. Collin
années 1930 (≈ 1930)
Nouveaux relevés archéologiques
24 août 1976
Classement MH
Classement MH
24 août 1976 (≈ 1976)
Protection au titre des monuments historiques
2004
Publication d'Yvan Onnée
Publication d'Yvan Onnée
2004 (≈ 2004)
Étude approfondie du groupe mégalithique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Alignements mégalithiques dits Les Demoiselles de Langon (cad. ZS 67) : classement par arrêté du 24 août 1976
Personnages clés
| P. Bézier - Archéologue |
Auteur de l'inventaire (1883) |
| L. Collin - Chercheur |
Relevés dans les années 1930 |
| Yvan Onnée - Archéologue |
Étude publiée en 2004 |
Origine et histoire
Les Demoiselles de Langon forment un site mégalithique situé sur un plateau à 50 m d'altitude, dans la commune de Langon (Ille-et-Vilaine). Composé initialement de plus de 40 monolithes selon les relevés de P. Bézier (1883) et L. Collin (années 1930), il comprend aujourd’hui 29 menhirs (23 en quartz blanc, 5 en schiste, 1 en grès) organisés en alignements ovales et courbes, ainsi qu’un tertre tumulaire rectangulaire. L’urbanisation a partiellement détruit le site, rendant son interprétation difficile.
L’alignement principal, long de 45 m et large de 35 m, suit un axe sud-ouest/nord-est, entouré de lignes courbes partiellement concentriques. À l’origine, trois enceintes funéraires existaient, dont une de 17 m de diamètre avec un menhir central. Aujourd’hui, un seul tertre subsiste, réduit à 7 blocs de 0,50 à 0,70 m de hauteur. Le site, propriété communale, a été classé monument historique le 24 août 1976.
Selon la tradition locale, les menhirs représenteraient des jeunes filles pétrifiées pour avoir dansé un dimanche au lieu d’assister aux vêpres. Ce folklore illustre l’appropriation symbolique des mégalithes par les communautés rurales. Les études archéologiques, comme celles de P. Bézier ou Yvan Onnée (2004), soulignent l’importance du site dans le paysage mégalithique breton, malgré son état fragmentaire.
Les matériaux utilisés (quartz blanc, schiste, grès) et la disposition des blocs suggèrent une fonction à la fois astronomique et funéraire. Les menhirs, de formes irrégulières, pourraient marquer des alignements solaires ou lunaires, hypothèse renforcée par leur orientation. Le tertre tumulaire, typique du Néolithique, indique une vocation sépulcrale, bien que les fouilles n’aient pas permis de préciser les pratiques rituelles associées.