Frise chronologique
Néolithique
Construction des dolmens
Construction des dolmens
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée
1835
Première mention écrite
Première mention écrite
1835 (≈ 1835)
Chevalier de Fréminville décrit deux dolmens
1er octobre 1951
Classement monument historique
Classement monument historique
1er octobre 1951 (≈ 1951)
Décret de protection des deux dolmens
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux dolmens, à Nizon (cad. A 160) : classement par décret du 1er octobre 1951
Personnages clés
| Chevalier de Fréminville - Archéologue amateur |
Premier à mentionner les dolmens (1835) |
| René-François Le Men - Historien local |
Identifie une allée couverte (1876) |
| Paul du Châtellier - Archéologue |
Décrit deux dolmens distincts (1907) |
| Jean L'Helgouach - Préhistorien |
Propose une analyse structurale (1965) |
Origine et histoire
Les deux dolmens de Pont-Aven, connus sous le nom d’allée couverte de Coat Luzuen, sont mentionnés dès 1835 par le Chevalier de Fréminville comme « deux dolmens placés l’un à côté de l’autre, parfaitement conservés ». Cette description initiale a conduit à des interprétations variées : R-F Le Men y voit une allée couverte dont une dalle centrale a disparu, tandis que L. Flagelle et Paul du Châtellier, s’appuyant sur Fréminville, les décrivent comme deux dolmens distincts. Cette dualité se reflète dans leur classement au titre des monuments historiques en 1951 sous l’appellation Deux dolmens, à Nizon.
L’édifice se compose de deux parties aux caractéristiques architecturales contrastées. À l’ouest, une chambre de 5,65 m de long, couverte par une dalle monumentale en granite (6,30 m × 3,40 m), est délimitée par huit piliers, dont certains s’inclinent vers l’intérieur. À l’est, une structure plus petite (3,80 m × 1,40 m), recouverte d’une dalle fissurée, pourrait correspondre à un dolmen ancien, ultérieurement intégré à un ensemble plus vaste. Jean L’Helgouach émet l’hypothèse d’une allée couverte dont la partie intermédiaire aurait disparu, tandis que des détails comme un pilier porteur ou une échancrure suggèrent l’existence passée d’un portique d’entrée.
Les matériaux utilisés, exclusivement du granite gris migmatisé, et l’orientation nord-ouest/sud-est de l’ensemble soulignent une conception soignée, typique des sépultures mégalithiques armoricaines. Les débats sur la nature exacte du monument — allée couverte fragmentée ou juxtaposition de deux dolmens — reflètent la complexité des pratiques funéraires néolithiques en Bretagne. Les sources archéologiques, notamment les travaux de Le Men (1876), Flagelle (1878), et du Châtellier (1907), documentent ces interprétations successives, tandis que les fouilles modernes (L’Helgouach, 1965) proposent une analyse structurale plus poussée.