Construction des façades 1622-1623 (≈ 1623)
Dendrochronologie : bois posés automne-hiver.
1624
Date gravée
Date gravée 1624 (≈ 1624)
Inscription « LOVYS PIECHEL AN 1624 ».
XIXe siècle
Transformation intérieure
Transformation intérieure XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications des espaces intérieurs.
21 mars 1935
Protection monumentale
Protection monumentale 21 mars 1935 (≈ 1935)
Inscription par arrêté ministériel.
2022
Étude dendrochronologique
Étude dendrochronologique 2022 (≈ 2022)
Confirmation datation des bois.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux maisons en pans de bois, à l'angle de la ruelle menant au château (cad. AD 337, 338) : inscription par arrêté du 21 mars 1935
Personnages clés
Louys Piechel - Commanditaire ou propriétaire
Nom gravé sur la maison (1624).
Origine et histoire des Deux maisons en pans de bois
Les deux maisons en pans de bois situées aux numéros 5 et 7 de la rue des Trente à Josselin datent du XVIIe siècle. Leur structure combine un soubassement et un pignon sud en moellon de schiste, tandis que les étages supérieurs sont en pan de bois, légèrement en saillie pour la maison d'angle. Cette dernière se raccorde à la conciergerie du château voisin par sa façade ouest. Une inscription sur la maison indique sa construction en 1624 par un certain Louys Piechel, dont le nom et la date sont gravés : « LOVYS PIECHEL AN 1624 ». Les intérieurs ont été transformés au XIXe siècle, modifiant partiellement leur aspect d'origine.
Une étude dendrochronologique menée en 2022 a précisé que les bois des façades et des planchers furent mis en œuvre entre l'automne 1622 et l'hiver 1623, confirmant ainsi la datation historique. Ces maisons, protégées par un arrêté du 21 mars 1935, témoignent de l'architecture civile bretonne de l'époque moderne, avec des techniques de construction mêlant maçonnerie et charpente apparente.
Leur localisation à proximité immédiate du château de Josselin suggère un lien avec l'organisation urbaine médiévale et moderne de la ville, où les habitations bourgeoises ou artisanales bordaient souvent les abords des fortifications ou résidences seigneuriales. Leur préservation offre un exemple rare de l'habitat en pan de bois dans le Morbihan, région où ce type de construction est moins fréquent qu'en Haute-Bretagne.