Frise chronologique
Néolithique
Construction des menhirs
Construction des menhirs
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'érection des pierres.
5 janvier 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
5 janvier 1925 (≈ 1925)
Protection officielle par décret.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhirs de Kerbernès (deux) (cad. A 866) : classement par décret du 5 janvier 1925
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique lié. |
Origine et histoire
Les menhirs de Kerbernès, surnommés Les Jumeaux, sont deux pierres dressées du Néolithique situées dans la commune de Saint-Servais, dans le département des Côtes-d’Armor (région Bretagne). Ces mégalithes, distants de 8,20 mètres l’un de l’autre, sont taillés dans du granite. Le premier, de forme triangulaire à la base, culmine à 3,10 mètres, tandis que le second, pyramidal à base losangique, atteint 4,60 mètres de hauteur. Leur alignement et leur morphologie distincte en font un exemple remarquable de l’art mégalithique breton.
Classés au titre des monuments historiques par décret du 5 janvier 1925, ces menhirs illustrent l’importance culturelle et symbolique des sites préhistoriques dans l'arrondissement de Guingamp. Leur préservation s’inscrit dans une démarche patrimoniale plus large, comme en témoigne leur mention dans des ouvrages spécialisés, tels que Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp (Loïc Langouët, 2006). Leur localisation approximative, près du lieu-dit Clojou, reste accessible bien que leur précision géographique soit évaluée comme a priori satisfaisante (niveau 6/10).
Les menhirs, typiques du paysage breton, servaient probablement de repères territoriaux, de lieux de culte ou de marqueurs funéraires durant le Néolithique. Leur forme et leur matière (granite) reflètent les techniques de taille et de transport des communautés sédentaires de l’époque, organisées autour de l’agriculture et de l’élevage. Ces monuments, aujourd’hui protégés, offrent un témoignage tangible des pratiques sociales et religieuses des premiers habitants de la région, bien que leur fonction exacte reste sujette à interprétation par les archéologues.