Construction estimée Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection des menhirs
1840
Première description écrite
Première description écrite 1840 (≈ 1840)
Par Prosper Mérimée dans *Notes d’un voyage en Corse*
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Inclusion dans la liste de 1889
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux menhirs du Rizzanèse : classement par liste de 1889
Personnages clés
Prosper Mérimée - Écrivain et inspecteur des Monuments historiques
A décrit les menhirs en 1840
Adrien de Mortillet - Préhistorien
Étudia les menhirs en 1883
Origine et histoire
Les menhirs U Frati è a Sora (ou menhirs du Rizzanèse) sont situés au lieu-dit Gjumenta Russa, sur la commune de Sartène, en Corse-du-Sud. Ils ont été décrits pour la première fois en 1840 par Prosper Mérimée dans Notes d’un voyage en Corse, qui note leur inclinaison l’un vers l’autre et la présence d’une troisième pierre couchée entre eux, peut-être un fragment. Mérimée relève que le plus grand menhir, U Frati (« le frère »), mesurait environ 3 mètres (aujourd’hui brisé), tandis que A Sora (« la nonne »), renversé, atteint 1,25 m. Ces pierres feraient partie d’un alignement plus vaste, désormais disparu.
Selon la légende locale, les menhirs représenteraient un moine et une nonne pétrifiés pour avoir enfreint leurs vœux. Cette histoire a inspiré des œuvres culturelles, comme la chanson U Frati è a Sora du groupe Svegliu d’Isula, évoquant un amour défendu et la malédiction divine. Les menhirs sont classés monuments historiques depuis la liste de 1889, soulignant leur importance archéologique et symbolique.
Les descriptions ultérieures, comme celles d’Adrien de Mortillet en 1883, confirment leur origine néolithique et leur état fragmentaire. Leur localisation près du Rizzanese, sur le chemin de Propriano, en fait des marqueurs paysagers et historiques majeurs de la région. Leur préservation permet d’étudier les pratiques mégalithiques en Corse, bien que leur fonction exacte (rituelle, funéraire ou astronomique) reste débattue.