Frise chronologique
Néolithique
Période de création présumée
Période de création présumée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation estimée des menhirs originels
1426
Attribution possible du nom
Attribution possible du nom
1426 (≈ 1426)
Jean Babouin récompensé par le duc Jean V
1825
Première mention écrite
Première mention écrite
1825 (≈ 1825)
Ouvrage de l’abbé Mahé
1847
État des pierres décrit
État des pierres décrit
1847 (≈ 1847)
Cayot-Délandre signale la pierre couchée
10 juillet 1933
Classement monument historique
Classement monument historique
10 juillet 1933 (≈ 1933)
Arrêté de protection officiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux menhirs taillés dits Babouin et Babouine dans le bois de Hanvaux (cad. E 3) : classement par arrêté du 10 juillet 1933
Personnages clés
| Abbé Mahé - Historien local |
Auteur de la première mention en 1825 |
| Cayot-Délandre - Observateur du XIXe siècle |
Signale l’état des pierres en 1847 |
| Jean L'Helgouach - Archéo-historien |
Hypothèse sur l’origine des stèles |
| Jean Babouin - Personnage historique du XVe siècle |
Possible origine du nom des menhirs |
| Duc Jean V - Duc de Bretagne (1399–1442) |
A récompensé Jean Babouin en 1426 |
Origine et histoire
Les deux menhirs dits « Babouin » et « Babouine », situés à Trédion dans le Morbihan, datent du Néolithique. Ces pierres en granite gris-bleu, extrêmement dur, sont mentionnées pour la première fois en 1825 dans l’Essai sur les antiquités du Morbihan de l’abbé Mahé. En 1847, Cayot-Délandre note que la plus grande pierre est déjà couchée. Classés monuments historiques par arrêté du 10 juillet 1933, ces vestiges pourraient être les fragments d’une même stèle retaillée ultérieurement, associée à des cultes païens.
Le menhir « Babouin », haut de 1,45 m, arbore une sculpture représentant un visage stylisé : des yeux en traits rapprochés, un nez épais, et une bouche en creux, le tout encadré par un cercle gravé. « Babouine », plus grande avec 3,25 m de hauteur, présente des gradins et une protubérance centrale évoquant une poitrine féminine, soulignée par un arc de cercle gravé pouvant figurer un collier. D’autres gravures, difficilement identifiables, ornent sa partie supérieure. Leur nom reste obscur, bien qu’un Jean Babouin, récompensé en 1426 par le duc Jean V pour son dévouement, ait pu inspirer leur appellation.
L’hypothèse la plus plausible, avancée par Jean L’Helgouach, suggère que ces pierres étaient à l’origine des menhirs retaillés à une époque postérieure. Leur granite à deux micas et leur iconographie unique en font des témoignages rares des pratiques artistiques et religieuses du Néolithique en Bretagne. Leur localisation dans le bois de Hanvaux, à Trédion, et leur classement en 1933 soulignent leur importance patrimoniale, malgré une localisation géographique imprécise (niveau 5/10 selon Monumentum).