Frise chronologique
1728
Première mention écrite
Première mention écrite
1728 (≈ 1728)
Recueil des plans du Bas-Poitou (Claude Masse)
1746
Attribution à Étienne Raimbaud
Attribution à Étienne Raimbaud
1746 (≈ 1746)
Proposition de Benjamin Fillon pour la construction
27 octobre 1953
Découverte d'explosifs allemands
Découverte d'explosifs allemands
27 octobre 1953 (≈ 1953)
Chambres à mines dans les piles
15 septembre 1982
Déviation routière (CD 949)
Déviation routière (CD 949)
15 septembre 1982 (≈ 1982)
Ponts relégués à voie secondaire
20 novembre 1985
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
20 novembre 1985 (≈ 1985)
Protection officielle des deux ponts
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux ponts du Port-la-Claye sur la rivière Le Lay : inscription par arrêté du 20 novembre 1985
Personnages clés
| Étienne Raimbaud - Ingénieur ou constructeur présumé |
Attribué par Benjamin Fillon pour 1746 |
| Claude Masse - Cartographe et ingénieur |
A mentionné les ponts en 1728 |
| Benjamin Fillon - Historien local |
A attribué la construction à Raimbaud |
Origine et histoire
Les ponts du Port-la-Claye sont deux édifices franchissant le Lay, situés entre les communes de La Bretonnière-la-Claye, Curzon, Lairoux et Saint-Cyr-en-Talmondais, en Vendée. Ces ouvrages, construits au XVIIIe siècle, sont mentionnés dès 1728 dans le Recueil des plans du Bas-Poitou et de l’Aunis de Claude Masse. La Carte de l’Académie (famille Cassini) et l’Atlas des routes de France de Daniel-Charles Trudaine confirment leur existence, signalant deux ponts distincts pour traverser les bras du Lay.
Le pont principal, à trois arches, sépare quatre communes et marquait autrefois un quadripoint entre trois arrondissements. Le second pont, à deux arches, franchit le Petit-Lay et a abrité des explosifs allemands en 1944, découverts en 1953. Réalisés en maçonnerie de pierre avec des avant-becs et arrière-becs, ces ponts furent déviés en 1982 par la route départementale 949, devenant une voie secondaire.
Attribués à Étienne Raimbaud en 1746 par Benjamin Fillon, leur construction pourrait être antérieure, comme le suggère leur mention en 1728. Propriété du conseil départemental de la Vendée, ils sont inscrits aux Monuments historiques depuis le 20 novembre 1985. Leur histoire reflète l’évolution des infrastructures routières et les enjeux stratégiques du territoire, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le site du Port-la-Claye était déjà un point de passage stratégique sous l’Antiquité, avec le chemin des Sauniers reliant Jard à Fontenay. Ce chemin, franchissable uniquement par bateau, illustre l’importance historique de ce lieu de traversée. Les cartes royales du XVIIIe siècle confirment son rôle dans le réseau routier d’Ancien Régime, reliant les Sables-d’Olonne à Fontenay.