Érection des menhirs Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction des deux menhirs de Kerscaven.
1835
Première mention historique
Première mention historique 1835 (≈ 1835)
Signalement des menhirs par le chevalier de Fréminville.
1876
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1876 (≈ 1876)
Fouilles menées par Armand René du Châtellier révélant des artefacts.
1921
Classement du menhir nord
Classement du menhir nord 1921 (≈ 1921)
Classement du menhir nord au titre des monuments historiques.
1931
Classement du menhir sud
Classement du menhir sud 1931 (≈ 1931)
Classement du menhir sud au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deuxième menhir de Kerscaven (cad. parcelle dite de Foennec ; ZC 10) : classement par arrêté du 30 juin 1921
Personnages clés
Chevalier de Fréminville
Premier à signaler les menhirs en 1835.
Armand René du Châtellier
Archéologue ayant mené des fouilles et décrit les menhirs.
Paul du Châtellier
Archéologue ayant effectué des fouilles au pied du menhir nord.
Origine et histoire du Deuxième menhir de Kerscaven
Les menhirs de Kerscaven forment un groupe de deux monolithes situés à Penmarch, dans le Finistère. Ils sont signalés dès le début du XIXe siècle, d’abord par le chevalier de Fréminville en 1835, puis de manière plus détaillée par Armand René du Châtellier. Le menhir le plus au sud a été classé au titre des monuments historiques sur la liste de 1889 puis par arrêté du 27 août 1931, tandis que le second a été classé par arrêté du 30 juin 1921.
Le menhir sud est un bloc de granite haut de 6 m, d’un périmètre de 8,20 m et d’une largeur moyenne de 3 m, plus large à son sommet qu’à sa base. Du Châtellier, qui en fouilla le pied, estimait qu’il était enfoui sur seulement 1,10 à 1,20 m. Sa surface présente plusieurs sillons d’érosion verticaux et sa silhouette lui a valu le surnom de « l’évêque ». Lors de la fouille menée en 1876, on y trouva la moitié d’une meule concave de 0,50 m de diamètre, des éclats de silex, des tessons de poterie et des charbons de bois.
Le menhir nord est un imposant bloc de granite mesurant 5,80 m de haut, 6,20 m de large et 1 m d’épaisseur. Paul du Châtellier y effectua des fouilles au pied et recueillit trois tessons de poterie, plusieurs percuteurs et éclats de silex ainsi que de nombreux charbons de bois. Sa forme semi‑circulaire lui vaut le surnom de « la Vierge » ; Paul du Châtellier le désigne également comme menhir de Lestridiou. Les découvertes autour des deux menhirs comprennent des éléments lithiques, de la céramique et des charbons de bois.