Frise chronologique
Néolithique
Construction estimée
Construction estimée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection des menhirs
1835
Première mention écrite
Première mention écrite
1835 (≈ 1835)
Par le Chevalier de Fréminville
1867
Étude détaillée
Étude détaillée
1867 (≈ 1867)
Par Armand René du Châtellier
1876
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1876 (≈ 1876)
Menées par Paul du Châtellier
30 juin 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
30 juin 1921 (≈ 1921)
Pour le deuxième menhir
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deuxième menhir de Kerscaven (cad. parcelle dite de Foennec ; ZC 10) : classement par arrêté du 30 juin 1921
Personnages clés
| Chevalier de Fréminville - Erudit local |
Premier à mentionner les menhirs (1835) |
| Armand René du Châtellier - Archéologue |
A étudié les menhirs en 1867 |
| Paul du Châtellier - Fouilleur et archéologue |
A fouillé le site en 1876 |
Origine et histoire
Les menhirs de Kerscaven, situés à Penmarch dans le Finistère, forment un ensemble de deux monuments mégalithiques érigés durant le Néolithique. Ces blocs de granite, dont le second mesure 5,80 m de hauteur pour 6,20 m de largeur, ont été décrits dès le début du XIXe siècle par des érudits locaux. Leur forme distinctive leur a valu les surnoms l'Évêque (menhir sud) et la Vierge (menhir nord), reflétant leur intégration dans le paysage culturel breton.
Le deuxième menhir, classé Monument Historique par arrêté du 30 juin 1921, a fait l'objet de fouilles en 1876 par Paul du Châtellier. Ces recherches ont révélé des artefacts tels que des tessons de poterie, des percuteurs en silex, des éclats de silex et des charbons de bois, suggérant des activités rituelles ou domestiques à proximité. Le menhir nord, moins imposant en épaisseur (1 m) mais large à sa base, est aussi appelé menhir de Lestridiou, un nom mentionné par Paul du Châtellier.
Les premières mentions écrites des menhirs remontent à 1835, avec une description succincte par le Chevalier de Fréminville, suivie d'une étude plus détaillée par Armand René du Châtellier en 1867. Ces travaux ont contribué à documenter leur état et leur contexte archéologique, tout en soulignant leur importance dans l'étude du mégalithisme breton. Leur classement parmi les Monuments Historiques, dès 1889 pour le premier et 1921 pour le second, atteste de leur valeur patrimoniale.
Les fouilles archéologiques ont également mis en évidence des traces d'occupation humaine autour des menhirs, comme des meules à céréales et des outils en silex. Ces découvertes renforcent l'hypothèse d'une utilisation des sites à des fins à la fois symboliques et pratiques, liées aux communautés néolithiques de la région. Leur préservation permet aujourd'hui d'étudier les techniques de taille, de transport et d'érection de ces monuments, ainsi que leur rôle dans les paysages anciens.
La localisation des menhirs, sur la commune de Penmarch, en fait des éléments marquants du patrimoine mégalithique finistérien. Leur état de conservation, malgré l'érosion naturelle (sillons verticaux sur le menhir sud), offre un témoignage tangible des cultures préhistoriques de Bretagne. Leur intégration dans des listes de protection nationale et leur mention dans des ouvrages spécialisés, comme ceux d'Aubrey Burl ou de G. Le Scouezec, confirment leur statut d'objets d'étude majeurs.