Fondation de la malterie 1876 (≈ 1876)
Ernest Rogues crée la première malterie.
1890
Transformation du domaine
Transformation du domaine 1890 (≈ 1890)
Construction des bâtiments industriels et maison de maître.
1936
Faillite de la malterie
Faillite de la malterie 1936 (≈ 1936)
Fin de l’activité initiale.
1943
Installation de la distillerie
Installation de la distillerie 1943 (≈ 1943)
Régis Vey transfère sa distillerie.
2012
Protection monument historique
Protection monument historique 2012 (≈ 2012)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La distillerie en totalité, incluant l'ensemble constitué par l'allée d'accès, l'enclos résidentiel comprenant la maison de maître de 1890 (y compris les décors de cheminées, vitraux, lambris, toiles murales, papiers peints du vestibule, de l'escalier, de la salle à manger, du salon et des chambres), les bâtiments du garage-orangerie et du cinéma, le jardin avec la grotte et les clôtures, le bâtiment des bureaux, l'enclos industriel comprenant la première maison de maître (y compris les décors de lambris, cheminées, toiles murales, papiers peints et vitraux du vestibule, de l'escalier et du grand salon), les communs, les bâtiments industriels et les clôtures, l'enclos agricole du verger avec le pavillon de gardien et les clôtures (cad. AR 19 à 25) : inscription par arrêté du 10 septembre 2012
Personnages clés
Ernest Rogues - Fondateur de la malterie
Créa la première malterie en 1876.
Antoine Martin - Architecte
Conçut la maison de maître et bâtiments.
Régis Vey - Distillateur
Installa sa distillerie en 1943.
Origine et histoire
La distillerie Maurin-Vey trouve ses origines en 1876, lorsque Ernest Rogues y établit la première malterie de Haute-Loire. Ce site industriel, situé à Espaly-Saint-Marcel, marqua une étape clé dans l’histoire économique locale. Vers 1890, un vaste programme de construction transforma radicalement le domaine, intégrant des bâtiments industriels et une demeure bourgeoise conçue par l’architecte Antoine Martin. Les intérieurs, ornés de vitraux, lambris et cheminées sculptées, reflètent le goût éclectique de l’époque.
La malterie connut un déclin économique et fit faillite en 1936. En 1943, Régis Vey racheta la maison de maître et y installa sa distillerie, réutilisant les locaux industriels existants. Le site conserve aujourd’hui des vestiges des équipements d’origine, ainsi qu’un parc agrémenté d’une grotte artificielle et d’un ancien cinéma, témoignant de son passé à la fois industriel et résidentiel. Depuis 2012, l’ensemble est protégé au titre des monuments historiques.
L’architecture du domaine allie fonctionnalité industrielle et esthétisme bourgeois. La maison de maître, restaurée, présente des décors intérieurs soignés : vitraux style Renaissance, papiers peints gaufrés et boiseries cirées. Le garage-orangerie et le pavillon cinéma, marqué de l’inscription Étoile cinéma Gaumont, illustrent la diversité des usages du lieu. Ces éléments, combinés aux bâtiments industriels et au verger clos, forment un ensemble patrimonial cohérent, représentatif des dynamiques économiques et sociales du XIXe siècle en Auvergne.