Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification des dolmens mégalithiques.
1886
Première visite archéologique
Première visite archéologique
1886 (≈ 1886)
Félix Gaillard explore le site.
9 mai 1938
Classement dolmen nord
Classement dolmen nord
9 mai 1938 (≈ 1938)
Protection au titre des Monuments Historiques.
8 septembre 1938
Classement dolmen sud
Classement dolmen sud
8 septembre 1938 (≈ 1938)
Protection au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen à galerie dans la base d'un tumulus circulaire (cad. E 130) : classement par arrêté du 9 mai 1938
Personnages clés
| Félix Gaillard - Archéologue |
Fouilla un dolmen en 1886. |
| Le Rouzic - Archéologue |
Recueillit des artefacts pour le Musée de Carnac. |
Origine et histoire
Les dolmens de Kerdaniel, aussi appelés Mané-er-Roch et Mané-Grahouillet, forment un ensemble de deux monuments mégalithiques situés à Locmariaquer, dans le Morbihan. Ces édifices datent du Néolithique et se composent d’un dolmen nord à galerie, partiellement restauré avec des joints de ciment visibles, et d’un dolmen sud de type couloir. Leur découverte et leur première étude remontent à 1886, lorsque Félix Gaillard visita le site. Il n’en fouilla qu’un seul, jugeant l’autre en trop mauvais état pour mériter une exploration approfondie.
Les deux dolmens, distants de 35 mètres, présentent des caractéristiques architecturales distinctes. Le dolmen nord, classé Monument Historique le 9 mai 1938, conserve les vestiges de son tumulus circulaire et repose sur huit orthostates supportant une table de couverture. Le dolmen sud, classé le 8 septembre 1938, est délimité par cinq dalles reliées par un muret en pierres sèches et s’ouvre au sud-est. Les fouilles de Gaillard y révélèrent des artefacts tels que des pointes de flèche en silex, des grattoirs, des lames et des fragments de poteries brunes, tandis que Le Rouzic y recueillit ultérieurement des éclats de silex et des poteries caliciformes, aujourd’hui conservés au Musée de Carnac.
L’historique des restaurations reste partiellement indéterminé, bien que des traces de ciment sur le dolmen nord attestent d’une intervention à une date inconnue. Les dolmens illustrent les pratiques funéraires et culturelles du Néolithique en Bretagne, période marquée par l’érection de monuments mégalithiques à vocation probablement collective. Leur classement au titre des Monuments Historiques souligne leur importance patrimoniale, tandis que leur mobilier archéologique offre des indices précieux sur les outils et les rites de l’époque.