Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Construction des dolmens de Quéric-la-Lande.
1866
Relevé topographique
Relevé topographique
1866 (≈ 1866)
Réalisé par Lukis sur les dolmens.
1869
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1869 (≈ 1869)
Menées par l'abbé Lavenot.
1916
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1916 (≈ 1916)
Menées par Zacharie Le Rouzic.
11 septembre 1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 septembre 1929 (≈ 1929)
Classement du dolmen Er-Roch-Vras.
18 mai 1931
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
18 mai 1931 (≈ 1931)
Classement du dolmen Er Mané.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deuxième dolmen à galerie dit Er-Roch-Vras : classement par arrêté du 11 septembre 1929
Personnages clés
| Lukis - Topographe |
A réalisé un relevé en 1866. |
| Abbé Lavenot - Archéologue |
A fouillé les dolmens en 1869. |
| Zacharie Le Rouzic - Archéologue |
A fouillé les dolmens en 1916. |
Origine et histoire
Le dolmen d'Er-Roch-Vras fait partie des deux dolmens de Quéric-la-Lande, situés à Carnac dans le Morbihan. Ces monuments mégalithiques, distants d'environ 80 mètres, sont du type dolmen à couloir. Er-Roch-Vras, le dolmen sud, mesure 5,60 mètres de long et est délimité par neuf dalles de support. Son sol était recouvert de galets, et des fouilles y ont révélé des fragments de poterie, des éclats de silex, et des haches en diorite.
Les dolmens ont été étudiés par plusieurs archéologues : l'abbé Lavenot en 1869 et Zacharie Le Rouzic en 1916. Les objets découverts par Lavenot, comme des ossements, des outils lithiques et une pendeloque, sont conservés au Musée de Préhistoire de Carnac. Er-Roch-Vras a été classé Monument Historique par arrêté du 11 septembre 1929, tandis que le dolmen nord, Er Mané, l'a été en 1931.
Le dolmen nord, Er Mané, est entouré d'un cairn à double enceinte et contient une gravure de hache emmanchée sur l'un de ses orthostates. Les deux monuments illustrent l'architecture funéraire néolithique, avec des chambres délimitées par des orthostates et des tables de couverture. Leur orientation et leur mobilier archéologique témoignent des pratiques rituelles et funéraires de l'époque.
La localisation des dolmens, près du lieu-dit Quéric-la-Lande, et leur proximité géographique suggèrent une organisation spatiale intentionnelle. Ces monuments, typiques du Néolithique breton, reflètent l'importance des sites mégalithiques dans la région, souvent associés à des paysages culturels et rituels complexes.