Dolmen d'Ors du Château-d'Oléron au Château-d'Oléron en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen d'Ors du Château-d'Oléron

  • Le Bourg
  • 17480 Le Château-d'Oléron
Dolmen dOrs du Château-dOléron
Dolmen dOrs du Château-dOléron
Dolmen dOrs du Château-dOléron
Crédit photo : Simon de l'Ouest - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique moyen (-4600 à -3500)
Construction du dolmen
1867
Première mention historique
1884
Fouilles archéologiques
1940
Classement historique
Années 1960
Découverte d'un habitat
1988-1990
Fouilles et découvertes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le dolmen (cad. D à la limite des parcelles 281 et 282) : classement par arrêté du 26 novembre 1940

Personnages clés

H. Luguet A mentionné le dolmen pour la première fois en 1867.
Emmanuel Pineau Docteur ayant fouillé le site en 1884.
Luc Laporte Archéologue ayant mené des fouilles entre 1988 et 1990.

Origine et histoire du dolmen d'Ors

Le dolmen d'Ors, appelé aussi la Piare en saintongeais, la Pierre Pouille ou la Grosse Pierre, est le vestige d'un tumulus situé au Château-d'Oléron sur l'île d'Oléron, en Charente‑Maritime. Mentionné pour la première fois par H. Luguet en 1867, il fut fouillé par le docteur Emmanuel Pineau en 1884. Au début du XXe siècle, une maison des Ponts et Chaussées fut édifiée sur le cairn. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1940. Des sondages effectués à la fin des années 1960 ont révélé la présence d'un important habitat néolithique à proximité immédiate du site. Des interventions archéologiques menées entre 1988 et 1990 ont dégagé autour du dolmen un cairn très étendu renfermant plusieurs chambres ; lors de ces opérations, les vestiges mis au jour ont été réenterrés pour assurer leur protection. Le dolmen encore visible occupe l'angle sud‑est d'un tumulus quadrangulaire d'environ 30 mètres de long sur 20 mètres de large et d'une hauteur maximale de 1,50 m. Il ne subsiste aujourd'hui que la table de couverture, de forme circulaire, dont la circonférence atteint 16 mètres pour une épaisseur de 0,80 m ; cette table fut brisée en deux par une explosion de mine. Sous cette table se trouvait une chambre sépulcrale polygonale, délimitée par cinq orthostates et comparable, par ses dimensions, aux dolmens angoumoisins. Lors des opérations de 1988, Luc Laporte a mis au jour, près du centre du tumulus, un étroit couloir bordé de pierres sèches hautes de 0,70 m qui devait conduire à une chambre délimitée par trois monolithes, et plus au nord les vestiges d'une seconde chambre ou d'un coffre funéraire ; ces aménagements n'ont pas été fouillés. Il n'est pas exclu que le tumulus ait initialement renfermé d'autres chambres aujourd'hui disparues. Les fouilles ont livré les restes osseux de quatre individus, dont deux enfants, ainsi qu'un mobilier funéraire constitué de vingt-six tessons de céramique, trente‑trois éclats de silex et quatre galets fracturés. L'étude de ce matériel permet de situer la construction du dolmen au Néolithique moyen, entre -4600 et -3500.

Liens externes