Construction du dolmen Néolithique moyen (-4600 à -3500) (≈ 4050 av. J.-C.)
Période de construction du dolmen et utilisation comme site funéraire.
1867
Première mention historique
Première mention historique 1867 (≈ 1867)
Le dolmen est mentionné pour la première fois par H. Luguet.
1884
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1884 (≈ 1884)
Le docteur Emmanuel Pineau mène des fouilles sur le site.
1940
Classement historique
Classement historique 1940 (≈ 1940)
Le dolmen est classé au titre des monuments historiques.
Années 1960
Découverte d'un habitat
Découverte d'un habitat Années 1960 (≈ 1960)
Sondages révélant un important habitat néolithique à proximité.
1988-1990
Fouilles et découvertes
Fouilles et découvertes 1988-1990 (≈ 1989)
Interventions archéologiques menées par Luc Laporte révélant un cairn étendu et plusieurs chambres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen (cad. D à la limite des parcelles 281 et 282) : classement par arrêté du 26 novembre 1940
Personnages clés
H. Luguet
A mentionné le dolmen pour la première fois en 1867.
Emmanuel Pineau
Docteur ayant fouillé le site en 1884.
Luc Laporte
Archéologue ayant mené des fouilles entre 1988 et 1990.
Origine et histoire du dolmen d'Ors
Le dolmen d'Ors, appelé aussi la Piare en saintongeais, la Pierre Pouille ou la Grosse Pierre, est le vestige d'un tumulus situé au Château-d'Oléron sur l'île d'Oléron, en Charente‑Maritime. Mentionné pour la première fois par H. Luguet en 1867, il fut fouillé par le docteur Emmanuel Pineau en 1884. Au début du XXe siècle, une maison des Ponts et Chaussées fut édifiée sur le cairn. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1940. Des sondages effectués à la fin des années 1960 ont révélé la présence d'un important habitat néolithique à proximité immédiate du site. Des interventions archéologiques menées entre 1988 et 1990 ont dégagé autour du dolmen un cairn très étendu renfermant plusieurs chambres ; lors de ces opérations, les vestiges mis au jour ont été réenterrés pour assurer leur protection. Le dolmen encore visible occupe l'angle sud‑est d'un tumulus quadrangulaire d'environ 30 mètres de long sur 20 mètres de large et d'une hauteur maximale de 1,50 m. Il ne subsiste aujourd'hui que la table de couverture, de forme circulaire, dont la circonférence atteint 16 mètres pour une épaisseur de 0,80 m ; cette table fut brisée en deux par une explosion de mine. Sous cette table se trouvait une chambre sépulcrale polygonale, délimitée par cinq orthostates et comparable, par ses dimensions, aux dolmens angoumoisins. Lors des opérations de 1988, Luc Laporte a mis au jour, près du centre du tumulus, un étroit couloir bordé de pierres sèches hautes de 0,70 m qui devait conduire à une chambre délimitée par trois monolithes, et plus au nord les vestiges d'une seconde chambre ou d'un coffre funéraire ; ces aménagements n'ont pas été fouillés. Il n'est pas exclu que le tumulus ait initialement renfermé d'autres chambres aujourd'hui disparues. Les fouilles ont livré les restes osseux de quatre individus, dont deux enfants, ainsi qu'un mobilier funéraire constitué de vingt-six tessons de céramique, trente‑trois éclats de silex et quatre galets fracturés. L'étude de ce matériel permet de situer la construction du dolmen au Néolithique moyen, entre -4600 et -3500.