Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée du monument.
1899
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1899 (≈ 1899)
Découverte de la chambre funéraire par A. Martin.
19 mai 1959
Classement monument historique
Classement monument historique
19 mai 1959 (≈ 1959)
Protection officielle du dolmen et du tumulus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. B 428) : classement par arrêté du 19 mai 1959
Personnages clés
| A. Martin - Archéologue |
A découvert la chambre funéraire en 1899. |
Origine et histoire
Le dolmen d'Yvias, également connu sous le nom de tumulus de Tossen-ar-Run, est un monument mégalithique situé dans la commune d'Yvias, dans le département des Côtes-d'Armor, en Bretagne. Ce site, daté du Néolithique, se présente sous la forme d'un tumulus imposant de 4 mètres de hauteur et 120 mètres de périmètre, abritant un dolmen construit en pierres sèches. L'ensemble est recouvert d'un cairn dolménique de 3,50 mètres de hauteur et 25 mètres de diamètre, composé de petites pierres et d'argile gris clair. Le dolmen comprend un couloir de 4,40 mètres de longueur, précédant une chambre funéraire de 3,30 mètres de diamètre, initialement recouverte d'une voûte en encorbellement aujourd'hui effondrée.
Lors des fouilles menées en 1899 par A. Martin, la chambre funéraire fut découverte intacte. Elle contenait le squelette d'un adolescent âgé de 13 à 14 ans, entouré d'objets funéraires tels que des outils en silex et schiste poli, une hache polie en dolérite, une perle en pierre polie, un galet en forme d'amande et deux vases. Ces artefacts témoignent des pratiques funéraires et de l'artisanat de l'époque néolithique. Le site est classé au titre des monuments historiques depuis 1959, soulignant son importance patrimoniale.
Le tumulus de Tossen-ar-Run illustre l'architecture mégalithique bretonne, marquée par l'utilisation de grandes dalles et de techniques de construction en pierres sèches. Ce type de monument servait généralement de sépulture collective ou individuelle, reflétant les croyances et l'organisation sociale des communautés néolithiques. La présence d'objets funéraires suggère un statut particulier pour l'adolescent inhumé, bien que les détails sur son identité ou son rôle restent inconnus.
Les fouilles de 1899 ont permis de documenter précisément la structure interne du dolmen, révélant des éléments architecturaux comme le couloir d'accès et la chambre funéraire. La découverte d'outils et d'objets en pierre polie indique des échanges ou une maîtrise technique avancée pour l'époque. Le site, aujourd'hui protégé, offre un témoignage précieux des pratiques funéraires et de la vie quotidienne au Néolithique en Bretagne.
La localisation du dolmen d'Yvias, dans un environnement aujourd'hui rural, contraste avec son importance historique. À l'époque néolithique, ces monuments étaient souvent situés dans des zones stratégiques, servant de repères dans le paysage et de lieux de mémoire pour les communautés locales. Leur construction impliquait une organisation collective et des connaissances en ingénierie, reflétant une société structurée et sédentaire.
Le classement du dolmen en 1959 comme monument historique a permis sa préservation et son étude, contribuant à une meilleure compréhension du mégalithisme en Bretagne. Les artefacts découverts, aujourd'hui probablement conservés dans des collections archéologiques, offrent des indices sur les techniques artisanales, les échanges commerciaux et les rituels funéraires de cette période lointaine.