Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification comme site funéraire collectif.
1842
Étude par Jean-Jacques Bourassé
Étude par Jean-Jacques Bourassé 1842 (≈ 1842)
Première analyse archéologique détaillée.
Première moitié du XIXe siècle
Découverte du monument
Découverte du monument Première moitié du XIXe siècle (≈ 1925)
Signalement à la Société archéologique de Touraine.
14 mai 1945
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 14 mai 1945 (≈ 1945)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1963
Inventaire par Gérard Cordier
Inventaire par Gérard Cordier 1963 (≈ 1963)
Recensement des mégalithes tourangeaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen, sis au lieudit La Pierre fendue : inscription par arrêté du 14 mai 1945
Personnages clés
Jean-Jacques Bourassé - Archéologue
A étudié le dolmen en 1842.
Gérard Cordier - Préhistorien
A inventorié les mégalithes en 1963.
Louis Dubreuil - Archéologue
A recensé les sites en 1923.
Origine et histoire
Le dolmen de Bommiers, aussi appelé dolmen de la Pierre Fondue, est une sépulture mégalithique érigée durant le Néolithique, située sur le plateau de Sainte-Maure, à 3 km du centre-bourg. Composé de six blocs calcaires et gréseux, dont une dalle triangulaire de 1,70 m de haut, il servait de lieu d’inhumation collective. Bien que pillé, son architecture (4 orthostates supportant une table de 3,10 m) et son orientation sud-est/nord-ouest reflètent les pratiques funéraires de l’époque. Découvert au XIXe siècle, il fut étudié en 1842 par l’archéologue Jean-Jacques Bourassé, qui nota son bon état de conservation malgré des dégradations ultérieures.
Le site s’inscrit dans un ensemble mégalithique dense autour de la vallée de la Vienne, troisième groupe distinct du mégalithisme tourangeau. À proximité, l’éperon des Deux Manses a livré des outils préhistoriques (grattoirs, haches polies, lames en bronze) datant du Néolithique, confirmant une occupation humaine ancienne. Le dolmen, signalé à la Société archéologique de Touraine, fut inventorié en 1923 par Louis Dubreuil, puis en 1963 par Gérard Cordier. Son inscription aux monuments historiques en 1945 souligna son importance patrimoniale, malgré l’absence de mobilier funéraire retrouvé.
La dalle de couverture, épaisse de 35 cm, présente une strie non linéaire creusée par l’homme, témoignant d’une possible symbolique ou d’un aménagement rituel. Les pierres, extraites localement, montrent des traces d’arasement et d’équarrissage, bien que non taillées. Le dolmen illustre ainsi les techniques de construction mégalithique et les croyances funéraires du Néolithique en Touraine, dans un contexte géographique marqué par des gisements préhistoriques multiples (Chelléen, Moustérien).
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