Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification mégalithique
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir et cromlech
1946
Dernière observation d'un bloc
Dernière observation d'un bloc
1946 (≈ 1946)
Description par Michel Gruet avant disparition
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cromlech (cad. B 301) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Godard Faultrier - Historien local |
A évoqué un cromlech autour du dolmen |
| Célestin Port - Erudit angevin |
Hypothèse d’un second dolmen détruit |
| Michel Gruet - Archéologue |
A décrit un bloc en 1946 (*Mégalithes en Anjou*) |
Origine et histoire
Le dolmen de Charcé, aussi appelé Pierre Couverte de Beaupreau, est un site mégalithique situé à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance, dans le département de Maine-et-Loire. Il date du Néolithique et se compose d’un dolmen entouré de blocs dispersés, dont un menhir de 2,40 mètres de hauteur en grès éocène. Ces pierres pourraient être les vestiges d’un cromlech ou d’un second dolmen détruit, selon les hypothèses des historiens locaux comme Godard Faultrier et Célestin Port.
Le menhir principal, classé au titre des monuments historiques en 1889, était initialement accompagné d’au moins un autre bloc prismatique, décrit en 1946 par Michel Gruet comme un élément demi-enterré de 1,65 m de largeur. Les interprétations varient : certains y voient un cromlech (cercle de pierres), tandis que d’autres, comme Port, suggèrent qu’il s’agit des restes d’un second dolmen ou d’un peulvan (menhir breton). Les blocs étaient disposés à proximité immédiate du dolmen, à environ 17-19 mètres au nord-ouest.
Les sources historiques, notamment les travaux de Michel Gruet (Mégalithes en Anjou, 2005), soulignent l’importance archéologique du site, bien que sa configuration exacte reste débattue. Le dolmen et son environnement illustrent les pratiques funéraires et rituelles du Néolithique en Anjou, une région riche en vestiges mégalithiques. La localisation approximative du site, près du chemin de Beaupréau, et son classement précoce (1889) témoignent de son intérêt patrimonial durable.