Dolmen de Chardy à Orsennes dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de Chardy à Orsennes

  • La Chaume des Beaux
  • 36190 Orsennes
Dolmen de Chardy à Orsennes
Dolmen de Chardy à Orsennes
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1868
Première mention historique
1889
Inscription monument historique
1945
Sondage archéologique
1982
Fouille clandestine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit de Chardy (cad. K 291) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Abbé Mingasson Premier à mentionner le dolmen en 1868.
Jacques Allain Docteur ayant réalisé un sondage archéologique en 1945.
Michel Aubrun Historien ayant étudié les gravures du dolmen.
Séraphin-Médéric Mieusement Photographe ayant capturé une image du dolmen en 1890.

Origine et histoire du dolmen de Chardy

Le dolmen dit de Chardy se trouve à Orsennes, dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Il est mentionné pour la première fois en 1868 par l'abbé Mingasson et a été inscrit sur la liste des monuments historiques en 1889. En septembre 1945, le docteur Jacques Allain a réalisé un sondage archéologique sous la table qui n'a livré que des scories de forge, de très petits tessons de poterie et deux pièces de monnaie très oxydées attribuées au Moyen Âge. L'édifice avait déjà été fouillé antérieurement, mais les résultats de ces interventions ne sont pas connus. La couverture du dolmen, de forme arrondie, mesure environ 3 m sur 2,90 m et repose sur trois piliers, dont deux dalles très minces d'une épaisseur maximale de 0,30 m. Une quatrième dalle s'est effondrée à la suite d'une fouille clandestine en 1982 ; un bloc gisant à environ 3,25 m de l'ensemble paraît y avoir appartenu à l'origine. Toutes les dalles sont en granite, roche locale affleurant à environ 450 m du monument. La table comporte plusieurs gravures : une longue rainure rectiligne qui la traverse d'un bord à l'autre, un cercle et une croix. L'historien Michel Aubrun a établi que la rainure et la croix sont des marques de bornage datant de 1752, mentionnées dans un procès-verbal de bornage des terres du couvent de Grandmont ; la rainure délimitait la séparation entre propriétaires et la croix indiquait le côté appartenant au couvent. D'autres bornes portant des gravures de même facture subsistent encore. Le cercle est plus récent : il résulte d'une tentative de débitage d'une meule en bordure, intervention signalée dès le XIXe siècle par l'abbé Mingasson. Le dolmen a été photographié en 1890 par Séraphin-Médéric Mieusement ; le négatif est conservé à la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. Pour aller plus loin, voir la notice de Gérard Coulon, Indre Guide Dolmens & Menhirs, p. 47-50.

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