Frise chronologique
Néolithique récent (3e millénaire av. J.-C.)
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique récent (3e millénaire av. J.-C.) (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du monument.
14 septembre 1998
Classement monument historique
Classement monument historique
14 septembre 1998 (≈ 1998)
Protection officielle de l'ensemble sépulcral.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble de la sépulture à savoir la tombe proprement dite avec son tertre et une bande de terrain (sol et sous-sol) de 20 mètres autour des dalles périphériques visibles du monument (cad. A 34) : classement par arrêté du 14 septembre 1998
Personnages clés
| Serge Cassen - Archéologue |
Auteur du *Corpus des signes gravés néolithiques* (2017). |
| Loïc Langouët - Spécialiste des mégalithes |
A étudié le site dans *Les mégalithes de Guingamp* (2006). |
Origine et histoire
Le dolmen de Corn-er-Houët, situé à Caurel dans les Côtes-d'Armor, est une allée couverte datée du Néolithique récent (3e millénaire av. J.-C.). Ce monument funéraire, classé en 1998, se distingue par son architecture préservée, incluant un tumulus ovale de 22 m de long et un péristalithe de dalles dressées. L’allée, longue de 10 m, est délimitée par 21 orthostates et recouverte partiellement par trois tables de couverture déplacées. Son entrée latérale, côté sud-ouest, donne accès à une chambre séparée par une dalle centrale.
Les particularités du site incluent un vestibule orné de gravures rares, représentant des motifs en forme de tables de la loi, similaires à ceux des Pierres Plates (Locmariaquer) ou de Luffang Tal-er-Roch (Crach). Ces décors, uniques en Bretagne centrale, soulignent l’importance culturelle du monument. Le tertre, quasi intact, et les structures bordières en schiste témoignent d’une conservation exceptionnelle pour ce type de sépulture à entrée latérale, dérivé des allées couvertes locales sous influence nordique.
Le dolmen a été étudié dans des ouvrages spécialisés, comme le Corpus des signes gravés néolithiques (2017) de Serge Cassen et al., ou Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp (2006) de Loïc Langouët. Sa protection couvre l’ensemble de la sépulture, y compris le tertre et une bande de terrain périphérique de 20 m, afin de préserver son intégrité archéologique. Le site illustre les pratiques funéraires et artistiques du Néolithique final en Bretagne.