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Dolmen de Coste-Rouge à Soumont dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de Coste-Rouge à Soumont

    D153 Grandmont
    34700 Soumont
Propriété privée
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Dolmen de Coste-Rouge à Soumont
Crédit photo : Myrabella - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1100
1200
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
Moyen Âge
Rituels de guérison
XIIe siècle
Installation des moines
1900
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit de Coste Rouge (cad. A 520) : classement par liste de 1900

Personnages clés

Moines du prieuré Saint-Michel de Grandmont - Religieux guérisseurs Associés aux rituels médiévaux autour du dolmen.

Origine et histoire

Le dolmen de Coste-Rouge est un monument mégalithique situé à Soumont, dans le département de l’Hérault (Occitanie), datant du Néolithique. Classé au titre des monuments historiques dès 1900, il se distingue par son allure imposante et son orientation nord-nord-est/sud-sud-ouest, avec une ouverture au sud. Son tumulus circulaire, délimité par un double parement, mesure environ 10 mètres de diamètre et abrite un couloir d’accès menant à une chambre funéraire presque carrée (1,80 m x 1,60 m), construite avec quatre orthostates en grès triasique. La dalle de fermeture présente une ouverture en « porte de four », alignée sur le solstice d’hiver, tandis que la table de couverture, pesant 15 tonnes, arbore des gravures énigmatiques : bassins circulaires, cupules, et une figure carrée peu profonde.

La chambre funéraire révèle des détails architecturaux remarquables, comme une excroissance sur l’orthostate occidental, probablement utilisée pour faciliter l’escalade, et une cavité ovale sur la face interne de l’orthostate oriental, creusée par rotation d’un outil dur. La table de couverture, outre ses motifs gravés, présente des rainures et des cupules dont l’origine anthropique ou naturelle reste débattue. Le site, intégré au parc de l’ancien prieuré Saint-Michel de Grandmont, est aussi lié à des traditions médiévales : au XIIe siècle, des moines s’y installèrent, peut-être pour contrer des pratiques païennes persistantes autour du dolmen, alors surnommé Ostalet das Fadas (« maisonnette des fées » en occitan).

Au Moyen Âge, le dolmen était associé à des rituels de guérison des maladies chroniques de la peau. Selon la tradition, les vêtements des malades étaient brûlés avant qu’ils ne soient hissés sur la table du dolmen, où deux moines les roulaient et frottaient pour les soigner. Cette pratique, mêlant croyances populaires et intervention religieuse, témoigne de la persistance d’un imaginaire lié aux mégalithes bien après leur édification. Le dolmen, photographié dès la fin du XIXe siècle, est devenu une icône touristique et scientifique, illustrant de nombreuses cartes postales et ouvrages spécialisés.

Le classement de 1900 souligne son importance patrimoniale, tandis que son intégration dans le paysage — sur une terrasse circulaire offrant un vaste panorama — et ses caractéristiques architecturales (orientation solsticiale, gravures) en font un témoin majeur des pratiques funéraires et symboliques du Néolithique en Languedoc. Les traces d’occupation monastique ultérieure ajoutent une dimension historique plurielle, entre héritage préhistorique et réappropriations médiévales.

Liens externes