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Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac

    Rue de Courdiec
    56340 Carnac
Propriété de la commune
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Dolmen de Cruz-Menquen à Carnac
Crédit photo : Tsaag Valren - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction initiale
1866
Plan dressé par Lukis
1878
Fouilles de James Miln
11 septembre 1929
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen de Cruz-Menquen : classement par arrêté du 11 septembre 1929

Personnages clés

Lukis - Architecte ou archéologue A dressé un plan du dolmen en 1866.
James Miln - Archéologue Fouilla le site en 1878 et y découvrit du mobilier.

Origine et histoire

Le dolmen de Cruz-Menquen, situé à Carnac dans le Morbihan, est un vestige mégalithique daté du Néolithique. À l'origine conçu comme un dolmen à couloir, il ne subsiste aujourd'hui que trois orthostates supportant une table de couverture de 2,5 m sur 2 m, surmontée d'une croix de 2,5 m de haut. Le tumulus environnant a presque entièrement disparu. Ce monument a été fouillé en 1878 par James Miln, qui y découvrit des fragments de poterie, des silex taillés et une fusaïole en terre cuite, aujourd'hui conservés au Musée de Préhistoire de Carnac. Son plan fut établi en 1866 par Lukis, et il fut classé monument historique en 1929.

Le dolmen était autrefois associé à des rituels païens : les jeunes filles en quête de mariage s'y asseyait lors des nuits de pleine lune, tandis que les femmes désirant un enfant s'y frottaient. Pour éradiquer ces pratiques, le clergé fit apposer une croix sur la dalle, christianisant ainsi le mégalithe à une époque non précisée. Cette particularité en fit un sujet iconographique récurrent, représenté dans des ouvrages du XIXe siècle comme L'Univers pittoresque (1845) ou Les monuments mégalithiques de tous pays (1878), ainsi que sur des cartes postales dès 1900.

Les fouilles de Miln révélèrent un mobilier archéologique modeste mais significatif, témoignant des pratiques funéraires ou rituelles néolithiques. Les objets exhumés, aujourd'hui exposés au musée local, incluent des outils en silex et des éléments de poterie, typiques de cette période. Le dolmen illustre ainsi la transition entre les croyances préhistoriques et leur réappropriation chrétienne, tout en restant un symbole des traditions mégalithiques bretonnes.

La notoriété du site s'étend au-delà de son intérêt archéologique : sa représentation dans des gravures et peintures du XIXe siècle, souvent exagérée ou romantisée, reflète l'engouement de l'époque pour les monuments anciens. Des auteurs comme Gailhabaud (1845) ou Taylor (1847) contribuèrent à sa diffusion, tandis que des inventaires ultérieurs, comme ceux de Zacharie Le Rouzic (1965), en consolidèrent l'étude scientifique. Classé depuis 1929, il reste propriété de la commune de Carnac et accessible au public.

Liens externes