Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures dans le Var

Patrimoine classé Allées couvertes Dolmens Tumulus

Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures

  • Le Bourg
  • 83250 La Londe-les-Maures
Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures
Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures
Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures
Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures
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Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures
Dolmen de Gaoutabry à La Londe-les-Maures
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Propriété d'une société privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1876
Découverte et fouilles
1924
Reconnaissance du monument
1975
Fouilles et découvertes
22 février 1988
Inscription aux Monuments historiques
1989
Restauration du dolmen
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen de Gauttobry (cad. BS 118) : inscription par arrêté du 22 février 1988

Personnages clés

Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten Baron ayant découvert et fouillé le dolmen en 1876.
V. Clotte Personnalité ayant reconnu l'unité du monument en 1924.
Gérard Sauzade Archéologue ayant mené des fouilles en 1975.
R. Brandi Archéologue ayant mené des fouilles en 1975.
Jean Courtin Archéologue ayant étudié les déblais issus de fouilles clandestines.

Origine et histoire du dolmen de Gaoutabry

Le dolmen de Gauttobry est un monument mégalithique situé à La Londe-les-Maures, dans le massif des Maures. C'est le plus grand dolmen du département et l'un des plus importants de Provence ; il est inscrit aux Monuments historiques depuis le 22 février 1988. Il se trouve sur le replat d'une colline, à 198 mètres d'altitude, près d'un col au nord du signal du Favanquet, dominant la baie de La Londe et la presqu'île de Giens. Son nom provençal évoque un abri sur une pente : gaouto désigne le versant d'une colline et abry le lieu protégé. Découvert et fouillé en 1876 par le baron Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten, il fut d'abord interprété comme une succession de trois petits dolmens. En 1924, V. Clotte a reconnu qu'il s'agissait d'un seul monument ; il a été mentionné ensuite par le commandant Laflotte, Henseling et Jean Courtin. Il a fait l'objet d'une nouvelle fouille en 1975 par Gérard Sauzade et R. Brandi, puis d'une restauration en 1989 visant à réparer des dégâts causés par le gel et le feu. Le tumulus, très dégradé, mesure 10 mètres de long sur 6,50 mètres de large. Le dolmen a été construit entièrement avec des dalles de schiste extraites d'un affleurement voisin. La chambre sépulcrale est allongée, d'environ 3 m sur 2 m, et elle est précédée d'une antichambre plus courte, de 2 m sur 1,50 m, séparées par deux orthostates verticaux. La dalle de chevet et certaines orthostates latéraux sont entourées de petites murettes en pierres sèches. Un petit couloir de 1 m de long sur 0,9 m de large, orienté au sud‑ouest (azimut 225°), précède l'ensemble. Le passage du couloir à l'antichambre est délimité par trois orthostates disposés obliquement (deux au nord, un au sud), formant un entonnoir, particularité exceptionnelle en Provence. Des encoches sommitales ont été taillées sur certains orthostates latéraux ; leur datation reste inconnue. Il a été proposé que ces encoches aient servi de calage pour des rondins de bois destinés à soutenir la couverture du monument, soit comme étayage, soit comme poutres pour une toiture en petites dalles. Selon les fouilles, De Bonstetten aurait mis au jour des couteaux en silex et des haches polies. Jean Courtin a recueilli sur les déblais issus de fouilles clandestines de nombreux ossements brûlés et des tessons à pâte micacée. Le tamisage réalisé en 1975 par R. Brandi et G. Sauzade a livré plusieurs armatures de flèches foliacées, un poignard et des éléments de parure, notamment des pendeloques en cristal de roche et des perles discoïdes et olivaires en roche verte. L'ensemble des découvertes a été attribué à la fin du Néolithique. Les principales références bibliographiques sont les ouvrages d'Odile Roudil et Gérard Bérard, Les Sépultures mégalithiques du Var, et d'Hélène Barge et Eric Mahieu, Les Mégalithes du Var - 27 itinéraires de découverte. Des ressources complémentaires figurent dans la base Mérimée et sur le portail du mégalithisme.

Liens externes