Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
22 décembre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique 22 décembre 1926 (≈ 1926)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit de Garde Epée (cad. B 413) : classement par arrêté du 22 décembre 1926
Personnages clés
Philippe Delamain - Légataire
A permis l'acquisition par la Société archéologique.
Origine et histoire du dolmen de Garde-Épée
Le dolmen de Garde-Épée est un monument mégalithique situé sur la commune de Saint-Brice, dans le département de la Charente (Nouvelle-Aquitaine). Construit durant le Néolithique, il se distingue par sa structure en dalles de grès gris, roche rare dans la région. La chambre funéraire, de forme rectangulaire (5 m x 2,5 m), est délimitée par cinq orthostates hauts de 2,20 m et recouverte de deux tables de couverture, dont la plus grande mesure 6 m de long. Ce dolmen, utilisé comme abri ou grange à une époque ultérieure, a livré des vestiges archéologiques tels que des haches polies et des ossements.
Classé monument historique par arrêté du 22 décembre 1926, le dolmen de Garde-Épée appartient aujourd’hui à la Société archéologique et historique de la Charente, grâce à un legs de Philippe Delamain. À proximité, un rocher naturel nommé Rocher de la Vache a parfois été confondu avec un second dolmen, bien qu’il s’agisse d’une formation géologique sans lien avec le mégalithisme. Les photographies anciennes révèlent des aménagements ultérieurs, comme un muret en pierres sèches reliant deux orthostates, probablement ajoutés lors de son utilisation comme espace de stockage.
Le site s’inscrit dans un paysage mégalithique plus large, caractéristique du Centre-Ouest de la France. Les fouilles et études, comme celles mentionnées dans les ouvrages de Roger Joussaume (2016) et Jean-Sébastien Pourtaud (2021), soulignent son importance pour comprendre les pratiques funéraires et l’architecture néolithique régionale. Son état de conservation et sa protection en font un témoignage précieux de cette période, accessible aux chercheurs et au public intéressé par le patrimoine préhistorique.