Crédit photo : Zacharie Le Rouzic (1864–1939) Descriptionphotogra - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
Frise chronologique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
…
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification du dolmen de Gohquer durant le Néolithique.
1866
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1866 (≈ 1866)
Fouilles menées par W. C. Lukis sur les trois dolmens de Cosquer.
1889
Classement historique
Classement historique 1889 (≈ 1889)
Le dolmen Er Mané est classé monument historique sous le nom de dolmen de Ghoquer.
1920
Restauration du dolmen
Restauration du dolmen 1920 (≈ 1920)
Restauration du dolmen Er Mané par Z. Le Rouzic.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Gohquer (cad. A 29) : classement par liste de 1889
Personnages clés
W. C. Lukis
Archéologue ayant fouillé les dolmens en 1866
Z. Le Rouzic
Archéologue responsable de la restauration du dolmen Er Mané en 1920
Origine et histoire du dolmen de Gohquer
Le dolmen de Gohquer se trouve à Plouharnel (Morbihan) et correspond à une dénomination ambigüe : le nom « dolmen de Cosquer » est en effet attribué à trois édifices distincts autour du village de Cosquer. Tous trois ont été fouillés par W. C. Lukis en 1866.
Le premier, appelé Er Mané, est situé à la sortie nord-ouest du village. Il a été classé au titre des monuments historiques sur la liste de 1889 sous le nom de « dolmen de Ghoquer » et une borne portant ce nom a été placée sur le côté oriental de l'édifice. Restauré par Z. Le Rouzic en 1920, ce dolmen présente une chambre dont les parois latérales ne sont pas parallèles mais s'ouvrent en « V » vers le nord ; la paroi nord-est est double. À l'origine la chambre devait probablement être de forme trapézoïdale avec une entrée au sud‑ouest, et elle est recouverte par deux tables de couverture. Le monument a été, pour un temps, surmonté d'une croix.
Le deuxième, appelé Beg en Orth, se trouvait au sud du village ; son architecture est connue d'après le plan dressé par Lukis. Il comportait une ouverture circulaire taillée dans l'un des orthostates. Ce dolmen a été détruit en 1904 ; il n'en subsiste que quelques blocs, dont certains portent des gravures.
Le troisième, Mané er Roh, est situé à environ 300 mètres au sud-est du village et a été exploré par Le Rouzic en 1891. Aujourd'hui ruiné, il est décrit sur le plan de Lukis comme ayant une entrée au sud/sud-est, une chambre délimitée par une douzaine d'orthostates et un couloir précédant la chambre encore marqué par quatre dalles. Une dalle transversale, placée à la transition entre le couloir et la chambre, réduit le passage à la moitié de sa largeur ; toutes les pierres sont en granite.