Crédit photo : Zacharie Le Rouzic (1864–1939) Descriptionphotogra - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
1867
Exploration par Lukis
Exploration par Lukis
1867 (≈ 1867)
Découverte du vase caliciforme en cellule latérale.
1877
Étude par Chaplain-Duparc
Étude par Chaplain-Duparc
1877 (≈ 1877)
Relevés et analyses archéologiques complémentaires.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle sur liste initiale.
1965
Inventaire par Le Rouzic
Inventaire par Le Rouzic
1965 (≈ 1965)
Publication détaillée dans bulletin régional.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Kergarat (cad. D 163) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| W. C. Lukis - Archéologue |
Explorateur du dolmen en 1867. |
| G. Chaplain-Duparc - Archéologue |
Étudia le site en 1877. |
| Zacharie Le Rouzic - Restaurateur et inventeur |
Restaura le dolmen et publia un inventaire en 1965. |
Origine et histoire
Le dolmen de Kergavat, aussi nommé dolmen de Kergarat ou Er Roc'h, est un site mégalithique emblématique situé à Plouharnel, dans le Morbihan. Classé dès 1889 parmi les monuments historiques, il illustre l’architecture funéraire du Néolithique avec sa chambre sub-circulaire et son couloir partiellement détruit. Ses particularités incluent une table de couverture ornée de cupules et une cellule latérale où fut découvert un vase caliciforme attribué au Campaniforme, aujourd’hui conservé au British Museum.
Exploré au XIXe siècle par des archéologues comme W. C. Lukis (1867) et G. Chaplain-Duparc (1877), le dolmen a bénéficié d’une restauration menée par Zacharie Le Rouzic. Bien que endommagé par l’élargissement d’une route départementale, son plan original est connu grâce à des croquis anciens, révélant une structure en orthostates et pierres sèches. La présence de cupules sur les dalles et la table de couverture souligne son importance symbolique ou rituelle pour les communautés néolithiques locales.
Le site s’inscrit dans un paysage mégalithique dense, typique du littoral morbihannais. Son classement précoce et les fouilles menées en font un témoignage clé des pratiques funéraires et artistiques du Néolithique en Bretagne. Les objets découverts, comme le vase caliciforme, attestent d’échanges culturels ou de traditions partagées avec d’autres régions européennes durant cette période.
Les sources historiques, incluant les travaux de Zacharie Le Rouzic et les bulletins de la Société polymathique du Morbihan, documentent précisément sa structure et son évolution. Malgré les altérations subies, le dolmen de Kergavat reste un lieu d’étude majeur pour comprendre l’organisation spatiale et sociale des sociétés néolithiques en Bretagne méridionale.