Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction du monument mégalithique.
1864
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1864 (≈ 1864)
Exploration par Galles et Mauricet.
5 mars 1969
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
5 mars 1969 (≈ 1969)
Protection officielle du dolmen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen sous tumulus de Kergonfalz (cad. E 779p) : classement par arrêté du 5 mars 1969
Personnages clés
| R. Galles - Archéologue |
Fouilla le dolmen en 1864. |
| A. Mauricet - Archéologue |
Fouilla le dolmen en 1864. |
Origine et histoire
Le dolmen de Kergonfalz, aussi appelé tumulus de Kergonfalz, est un monument mégalithique situé à Bignan, dans le Morbihan. Il se trouve dans un bois au nord de la route de Moustoir-Ac, à proximité de plusieurs hameaux. Ce dolmen à couloir, entouré d’un tumulus circulaire de 30 mètres de diamètre, est classé au titre des monuments historiques depuis le 5 mars 1969.
Le dolmen a été exploré en 1864 par R. Galles et A. Mauricet, membres fondateurs de la Société polymathique du Morbihan. Leur fouille a révélé un tumulus intact, ce qui a permis d’écarter la légende locale selon laquelle le site aurait servi de cachette aux Chouans. Le couloir du dolmen, long de 5,2 mètres, présente une architecture originale avec deux ruptures de hauteur et une bifurcation avant l’entrée de la chambre funéraire.
Lors des fouilles, des ossements humains et un mobilier archéologique ont été découverts, incluant une écuelle carénée, une lame en silex du Grand-Pressigny, trois haches polies et quatre dalles en granite interprétées comme des meules dormantes. Ces objets sont aujourd’hui conservés dans les collections de la Société polymathique du Morbihan.
Le dolmen est situé à proximité d’une allée couverte, également nommée Kergonfalz, ce qui suggère une concentration de sites mégalithiques dans cette zone. Le tumulus, constitué de pierres sèches et de terre, enveloppe une chambre rectangulaire recouverte d’une unique table de couverture. L’ensemble illustre les pratiques funéraires et architecturales du Néolithique en Bretagne.