Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
2010
Débroussaillage du site
Débroussaillage du site
2010 (≈ 2010)
Libération de la végétation envahissante.
24 juillet 2023
Classement monument historique
Classement monument historique
24 juillet 2023 (≈ 2023)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen de Kerhenry et son tumulus ainsi que le sol d’assiette dans un rayon de 30 mètres autour du centre de la structure. Le dolmen de Kerhenry et son tumulus figurent au cadastre de la commune section ZD parcelle n° 131, représentée sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juillet 2023
Origine et histoire
Le dolmen de Kerhenry, situé dans la commune d’Arradon (Morbihan), est un vestige mégalithique daté du Néolithique. Orienté est-ouest, il adopte une forme caractéristique en « U », avec une chambre funéraire mesurant environ 1,80 m de longueur. Sa table de couverture, légèrement basculée, présente sur sa face externe des cupules semi-sphériques disposées en demi-cercle, ainsi qu’un bloc de pierre dressé à 2,50 m de l’entrée. Des fouilles ont révélé des fragments de poterie noire et rouge, ainsi que des outils lithiques en silex (flèches, perçoirs), attestant de son usage funéraire et rituel.
En 2010, une campagne de débroussaillage a permis de libérer le site de la végétation envahissante, facilitant son étude et sa préservation. Le dolmen, accompagné de son tumulus, a été officiellement inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 24 juillet 2023, protégeant ainsi la structure et son environnement immédiat (sol d’assiette dans un rayon de 30 mètres). Ce classement souligne son importance patrimoniale dans le paysage mégalithique breton, déjà riche en sites comparables comme ceux du Morbihan.
Les éléments archéologiques découverts — poteries et outils — suggèrent une occupation humaine liée à des pratiques funéraires et peut-être cultuelles. Le dolmen de Kerhenry s’inscrit dans une tradition néolithique de construction de sépultures collectives, reflétant l’organisation sociale et les croyances des communautés de l’époque. Son état de conservation, malgré le basculement de la table, offre un témoignage précieux des techniques de construction et de l’art mégalithique regional.