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Dolmen de Kerhuen à Belz dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de Kerhuen à Belz

  • Kerhuen
  • 56550 Belz
Dolmen de Kerhuen à Belz
Dolmen de Kerhuen à Belz
Dolmen de Kerhuen à Belz
56550 Belz, Kerhuen

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1867
Première mention des dolmens
1877
Exploration par Chapelain-Duparc
1921
Classement du dolmen est
1932
Restauration par Le Rouzic
1934
Classement du dolmen ouest
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

W.C. Lukis Array
Chapelain-Duparc Array
Zacharie Le Rouzic Array

Origine et histoire du dolmen de Kerhuen

Les dolmens de Kerhuen, situés à Belz dans le Morbihan, sont des monuments mégalithiques emblématiques de la préhistoire bretonne. Construits entre le Néolithique et l'Âge du Bronze, ces structures funéraires en pierre ont été érigées par des communautés agricoles et pastorales pour servir de sépultures collectives. Leur construction précise et leur orientation suggèrent une connaissance avancée des techniques architecturales et des croyances religieuses de l'époque. Bien que les commanditaires exacts restent inconnus, ces dolmens témoignent d'une société organisée et ritualisée.

Les dolmens de Kerhuen ont été signalés pour la première fois en 1867 par l'archéologue W.C. Lukis, marquant ainsi leur entrée dans l'histoire moderne. En 1877, Chapelain-Duparc les a explorés, mais les résultats de ces fouilles n'ont jamais été publiés, laissant planer un mystère sur leur contenu originel. En 1932, une restauration dirigée par Zacharie Le Rouzic a permis de sauvegarder ces monuments, révélant des artefacts archéologiques tels que des éclats de silex et des fragments de poterie, aujourd'hui conservés au musée de Carnac. Cette intervention a également permis de mieux comprendre leur structure et leur fonction.

Les deux dolmens, distants d'environ 25 mètres, présentent des caractéristiques distinctes. Le dolmen occidental, moins bien conservé, ne possède plus que six orthostates et a perdu toutes ses dalles de couverture. En revanche, le dolmen oriental est en meilleur état, avec une chambre recouverte d'une unique dalle de couverture reposant sur quatre supports. Selon Le Rouzic, il aurait existé quatre dolmens de ce type sur le site, mais seuls deux ont survécu jusqu'à nos jours. Leur classification comme monuments historiques en 1921 et 1934 témoigne de leur importance culturelle et patrimoniale.

Ces dolmens sont des témoins silencieux d'une époque révolue, offrant un aperçu fascinant des pratiques funéraires et des croyances des populations préhistoriques. Leur étude continue d'éclairer les chercheurs sur les modes de vie et les rituels des sociétés anciennes. Aujourd'hui, ils attirent les visiteurs et les passionnés d'histoire, qui viennent admirer ces vestiges impressionnants et méditer sur leur signification profonde.

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