Première mention des dolmens 1867 (≈ 1867)
W.C. Lukis signale les dolmens de Kerhuen pour la première fois, marquant leur découverte officielle.
1877
Exploration par Chapelain-Duparc
Exploration par Chapelain-Duparc 1877 (≈ 1877)
Chapelain-Duparc explore les dolmens, mais les résultats des fouilles ne sont jamais publiés.
1921
Classement du dolmen est
Classement du dolmen est 1921 (≈ 1921)
Le dolmen oriental est classé monument historique par arrêté du 24 octobre 1921.
1932
Restauration par Le Rouzic
Restauration par Le Rouzic 1932 (≈ 1932)
Zacharie Le Rouzic dirige une restauration qui sauvegarde les dolmens et révèle des artefacts archéologiques.
1934
Classement du dolmen ouest
Classement du dolmen ouest 1934 (≈ 1934)
Le dolmen occidental est classé monument historique par arrêté du 22 août 1934.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
W.C. Lukis
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Chapelain-Duparc
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Zacharie Le Rouzic
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Origine et histoire du dolmen de Kerhuen
Les dolmens de Kerhuen, situés à Belz dans le Morbihan, sont des monuments mégalithiques emblématiques de la préhistoire bretonne. Construits entre le Néolithique et l'Âge du Bronze, ces structures funéraires en pierre ont été érigées par des communautés agricoles et pastorales pour servir de sépultures collectives. Leur construction précise et leur orientation suggèrent une connaissance avancée des techniques architecturales et des croyances religieuses de l'époque. Bien que les commanditaires exacts restent inconnus, ces dolmens témoignent d'une société organisée et ritualisée.
Les dolmens de Kerhuen ont été signalés pour la première fois en 1867 par l'archéologue W.C. Lukis, marquant ainsi leur entrée dans l'histoire moderne. En 1877, Chapelain-Duparc les a explorés, mais les résultats de ces fouilles n'ont jamais été publiés, laissant planer un mystère sur leur contenu originel. En 1932, une restauration dirigée par Zacharie Le Rouzic a permis de sauvegarder ces monuments, révélant des artefacts archéologiques tels que des éclats de silex et des fragments de poterie, aujourd'hui conservés au musée de Carnac. Cette intervention a également permis de mieux comprendre leur structure et leur fonction.
Les deux dolmens, distants d'environ 25 mètres, présentent des caractéristiques distinctes. Le dolmen occidental, moins bien conservé, ne possède plus que six orthostates et a perdu toutes ses dalles de couverture. En revanche, le dolmen oriental est en meilleur état, avec une chambre recouverte d'une unique dalle de couverture reposant sur quatre supports. Selon Le Rouzic, il aurait existé quatre dolmens de ce type sur le site, mais seuls deux ont survécu jusqu'à nos jours. Leur classification comme monuments historiques en 1921 et 1934 témoigne de leur importance culturelle et patrimoniale.
Ces dolmens sont des témoins silencieux d'une époque révolue, offrant un aperçu fascinant des pratiques funéraires et des croyances des populations préhistoriques. Leur étude continue d'éclairer les chercheurs sur les modes de vie et les rituels des sociétés anciennes. Aujourd'hui, ils attirent les visiteurs et les passionnés d'histoire, qui viennent admirer ces vestiges impressionnants et méditer sur leur signification profonde.