Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction des alignements mégalithiques et du dolmen de Kerlescan.
1889
Classement historique
Classement historique 1889 (≈ 1889)
Le site est classé au titre des monuments historiques.
1929
Classement de l'enceinte
Classement de l'enceinte 1929 (≈ 1929)
L'enceinte de Kerlescan est classée par arrêté.
1934-1935
Restauration du site
Restauration du site 1934-1935 (≈ 1935)
Restauration menée par Zacharie Le Rouzic.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'alignement et le dolmen (cad. AB 3) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Zacharie Le Rouzic
Archéologue responsable de la restauration du site dans les années 1930.
Origine et histoire du Dolmen
L'alignement de Kerlescan est un ensemble mégalithique situé à Carnac, dans le Morbihan, composé d'un alignement de menhirs et d'une enceinte, proche d'un dolmen voisin. Le site s'étend immédiatement à l'ouest du hameau de Kerlescan, le long de la route RD196 : l'alignement prolonge celui du Manio, situé à environ 500 m au sud-ouest, et il est lui-même prolongé par celui du Petit-Ménec, à environ 450 m à l'est. L'ensemble a été classé au titre des monuments historiques sur la liste de 1889, le dolmen voisin étant également concerné, et l'enceinte a fait l'objet d'un classement par arrêté du 11 septembre 1929 ; le site a été restauré par Zacharie Le Rouzic en 1934-1935.
L'enceinte occidentale, parfois improprement appelée « cromlech », présente une forme rectangulaire d'environ 80 m sur 90 m et est délimitée par 39 menhirs. Les côtés sud et ouest sont incomplets et légèrement incurvés ; le côté nord ne comporte pas de pierres mais est fermé par le tumulus de Kerlescan, tandis que le côté est, pratiquement rectiligne et presque complet, comprend une vingtaine de blocs partiellement jointifs ayant fait l'objet de restaurations.
L'alignement proprement dit est, parmi ceux de Carnac, l'un des mieux préservés malgré l'absence de certaines pierres. Le Rouzic y avait recensé 540 menhirs, mais les recensements récents en dénombrent moins de 300. Les menhirs sont répartis en treize files globalement orientées est-sud-est / ouest-nord-ouest (N 100-120°), orientation qui contraste avec celle des alignements voisins du Menec et de Kermario (N 50-75°). Côté ouest, les files s'étalent sur environ 140 m de largeur ; vers l'est elles se réduisent progressivement : à 200 m de l'extrémité occidentale il ne reste plus que neuf files sur 70 m de largeur.
Les files ne sont pas parallèles : les files septentrionales sont sub-parallèles et comprennent deux files particulièrement régulières et rapprochées formant une sorte d'allée dirigée vers l'angle nord-est de l'enceinte voisine, tandis que les files méridionales convergent clairement vers l'est. Tous les blocs sont en granite à grain fin d'origine locale. La plupart des menhirs mesurent entre 1 et 2 m de hauteur, les plus hauts atteignant 3,50 m ; ils sont souvent plats et plus d'un tiers présentent deux faces parallèles dont la largeur dépasse le double de l'épaisseur, trait dû aux caractéristiques du gisement local. L'étude des traces de météorisation a montré que plusieurs blocs n'ont pas été restaurés de manière satisfaisante, car ils portent sur les côtés des marques d'érosion caractéristiques de sommets originels.
Les menhirs les plus élevés sont dressés à proximité de l'enceinte et la hauteur moyenne décroît vers l'est, tombant à moins d'un mètre à l'extrémité orientale de l'alignement. Le site présente un dénivelé positif de six à sept mètres entre ses extrémités est et ouest, si bien qu'un observateur placé à l'extrémité orientale a l'impression que les files montent vers l'enceinte occidentale. Selon Le Rouzic, la surface du site a livré plusieurs haches polies, quelques pointes de flèche à pédoncule et ailerons, ainsi que de nombreux éclats de silex.