Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée
1866
Exploration par la Société polymathique
Exploration par la Société polymathique
1866 (≈ 1866)
Première étude archéologique connue
18 juin 1899
Classement monument historique
Classement monument historique
18 juin 1899 (≈ 1899)
Protection officielle du site
1905-1927
Restauration par Zacharie Le Rouzic
Restauration par Zacharie Le Rouzic
1905-1927 (≈ 1916)
Travaux de conservation menés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen sous tumulus de Kermarker (cad. AB 380, 592) : classement par arrêté du 19 juin 1899
Personnages clés
| Société polymathique du Morbihan - Organisation archéologique |
Exploration en 1866 |
| Lukis - Archéologue |
Fouilles en 1867 |
| Félix Gaillard - Archéologue |
Étude en 1887 |
| Zacharie Le Rouzic - Restaurateur et archéologue |
Restauration entre 1905 et 1927 |
| Cussé - Archéologue |
Découverte d’artefacts |
| Galles - Archéologue |
Fouilles complémentaires |
Origine et histoire
Le dolmen de Kermarker, aussi appelé Kermarquer, est un dolmen à couloir situé à La Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan. Il date du Néolithique et a été exploré par plusieurs archéologues au XIXe siècle, dont la Société polymathique du Morbihan en 1866, Lukis en 1867, et Félix Gaillard en 1887. Zacharie Le Rouzic a mené des travaux de restauration entre 1905 et 1927. Ce monument, classé en 1899, se distingue par son couloir orienté à l’est et son cabinet latéral au sud-ouest, avec trois dalles de couverture encore en place.
Le dolmen mesure environ 5 mètres de long et compte quinze orthostates. Lors des fouilles, divers objets ont été découverts, dont des pointes de flèches, des fragments de céramique, des pendeloques en silex et diorite, ainsi qu’un vase conservé au British Museum. Ces artefacts sont répartis entre les collections de la Société polymathique, le musée de Préhistoire de Carnac, et le British Museum. Le dallage du sol recouvrait une couche de galets en quartz blanc, typique des constructions mégalithiques de cette époque.
Le dolmen de Kermarker illustre les pratiques funéraires et rituelles du Néolithique en Bretagne. Les objets découverts, comme les pointes de flèches et les céramiques, suggèrent une utilisation prolongée du site, probablement à des fins sépulcrales et symboliques. La présence d’un cabinet latéral et d’un couloir orienté à l’est pourrait indiquer des croyances liées à la lumière ou aux cycles solaires, bien que ces interprétations restent hypothétiques en l’absence de sources écrites.