Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée du monument.
1867
Relevé topographique par Lukis
Relevé topographique par Lukis
1867 (≈ 1867)
Première documentation scientifique connue.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l’État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de Kerveresse (cad. F 793) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Lukis - Archéologue |
Auteur d’un relevé en 1867. |
Origine et histoire
Le dolmen de Kerveresse, également connu sous les noms d’Er Roh ou Men Drein, est un monument mégalithique emblématique du Néolithique, implanté sur la commune de Locmariaquer, dans le Morbihan. Ce site, classé au titre des monuments historiques dès 1889, illustre l’architecture funéraire de cette époque, avec une chambre partiellement préservée et des orthostates gravés. Son état actuel ne conserve que la chambre et l’amorce d’un couloir autrefois plus long, délimité par treize pierres dressées supportant deux dalles de couverture.
En 1867, l’archéologue Lukis réalisa un relevé topographique du dolmen, contribuant à sa documentation scientifique. Parmi les particularités du site figurent des motifs gravés sur trois orthostates, dont une représentation stylisée de crosses et d’une hache emmanchée, mise en valeur par une formation naturelle de la pierre en forme d’arc. La dalle couvrant la chambre présente également des cupules, creusements hémisphériques typiques de l’art mégalithique. Ces éléments décoratifs suggèrent une dimension symbolique ou rituelle liée aux pratiques funéraires néolithiques.
Le dolmen de Kerveresse s’inscrit dans un paysage riche en vestiges préhistoriques, caractéristique de la région de Carnac et du golfe du Morbihan. Sa protection précoce (1889) témoigne de l’intérêt porté dès le XIXe siècle à la préservation des monuments mégalithiques, alors menacés par les activités agricoles ou les prélèvements de pierres. Aujourd’hui, le site reste un témoin majeur de l’ingénierie et des croyances des sociétés néolithiques bretonnes, bien que son couloir d’accès ait disparu.
Les sources disponibles, incluant les travaux d’Anne-Louise Hamon (1994) et de Zacharie Le Rouzic (1965), soulignent l’importance du dolmen dans l’inventaire des sites protégés du Morbihan. Sa localisation approximative, notée comme « a priori satisfaisante » (niveau 6/10), et son adresse cadastrale (parcelle F 793) sont référencées dans la base Mérimée, confirmant son ancrage territorial et administratif dans la commune de Locmariaquer (code Insee 56116).