Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
1er octobre 1957
Classement monument historique
Classement monument historique 1er octobre 1957 (≈ 1957)
Protection officielle du site par l'État.
1958
Fouilles d'Étienne Patte
Fouilles d'Étienne Patte 1958 (≈ 1958)
Campagne de sauvetage après démolition partielle.
Fin du XIXe siècle
Étude par Lièvre
Étude par Lièvre Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Première mention archéologique documentée.
2012
Seconde campagne de fouilles
Seconde campagne de fouilles 2012 (≈ 2012)
Nouvelle étude archéologique du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de la Folatière (cad. C 281p) : classement par arrêté du 1er octobre 1957
Personnages clés
Auguste-François Lièvre - Archéologue
A étudié le dolmen à la fin du XIXe.
Étienne Patte - Archéologue
A fouillé le site en 1958.
Origine et histoire
Le dolmen de la Folatière est un monument mégalithique situé sur la commune de Luxé, dans le département de la Charente, en Nouvelle-Aquitaine. Datant du Néolithique, il a été érigé sur une petite hauteur dominant une boucle de la rivière Charente, à proximité d’un tumulus distant d’une centaine de mètres. Ce site, connu depuis longtemps, a fait l’objet de fouilles archéologiques, notamment en 1958 par Étienne Patte, alors que le propriétaire avait commencé à le démolir. Une seconde campagne de fouilles a eu lieu en 2012, permettant d’approfondir les connaissances sur ce monument classé depuis 1957.
Le dolmen est classé parmi les dolmens de type angoumoisin, bien que son architecture exacte reste imprécise. Sa table de couverture, aujourd’hui disparue, mesurait 3,60 m de long pour 1,60 m de large et 0,90 m d’épaisseur. Selon les observations d’Auguste-François Lièvre à la fin du XIXe siècle, elle recouvrait douze orthostates soigneusement égalisés. Les fouilles ont révélé deux couches d’ossements fragmentés, dont deux boîtes crâniennes masculines reconstituées, ainsi que des vestiges d’au moins quatre à onze enfants, suggérant une utilisation funéraire prolongée.
Le mobilier funéraire découvert comprend des objets lithiques, dont une armature de flèche losangique rare dans la région, des armatures à tranchant transversal, et des outils en silex comme un grattoir et des éclats de hache polie. Deux coupes à socle fragmentées, l’une décorée d’un motif en damier et l’autre de triangles, ont été attribuées au Chasséen ou au Néolithique moyen. Des perles en calcaire et en callaïs, ainsi qu’un petit outillage en os, complètent ces découvertes, illustrant les pratiques artisanales et rituelles de l’époque.
Le dolmen de la Folatière a été classé monument historique le 1er octobre 1957, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale. Les études menées par Lièvre, Patte et Joussaume ont permis de documenter son histoire et son contexte archéologique, tout en soulignant les perturbations subies par le site au fil des siècles. Ces recherches mettent en lumière son rôle dans les pratiques funéraires néolithiques et son intégration dans le paysage mégalithique régional.
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