Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
1793 ou 1815
Fracture de la table
Fracture de la table
1793 ou 1815 (≈ 1815)
Date supposée de la foudre.
vers 1833
Fouille clandestine
Fouille clandestine
vers 1833 (≈ 1833)
Bascule de deux piliers intérieurs.
1887
Restauration du dolmen
Restauration du dolmen
1887 (≈ 1887)
Travaux avant son classement.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit de la Frébouchère (cad. B 437) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Abbé Baudry - Historien local |
A évoqué la fracture par la foudre en 1793. |
| Léon Audé - Historien |
A daté la fracture de la table en 1815. |
| Bertrand Poissonnier - Archéologue |
A étudié les mégalithes de Vendée. |
Origine et histoire
Le dolmen de la Frébouchère, aussi appelé Pierre-Couverte, est un dolmen de type angevin situé au Bernard, en Vendée. Il date du Néolithique et se distingue par son couloir formant portique, sa chambre rectangulaire de 7,20 m de long, et une table de couverture de plus de 80 tonnes. Le monument est orienté au sud-est et entouré des restes d’un tumulus en forme de poire, partiellement masqué par une haie. À proximité, des menhirs satellites complètent cet ensemble mégalithique.
L’histoire du dolmen est marquée par des perturbations humaines et naturelles. Vers 1833, des fouilleurs clandestins firent basculer deux piliers vers l’intérieur de la chambre. En 1887, le monument fut restauré, puis classé au titre des monuments historiques en 1889. La table de couverture, brisée en deux parties, aurait été frappée par la foudre en 1793 ou 1815 selon les sources, bien que cette fracture puisse être bien plus ancienne. Aucune découverte archéologique majeure n’a été faite sur place, mais des objets lithiques, dont une hache polie, furent retrouvés à proximité.
Le dolmen est associé à un riche folklore local. Selon les légendes, il aurait été édifié par des fées et des fadets. Une tradition raconte que, lors des fêtes, les jeunes filles dansaient sur la table de couverture tandis que les anciens buvaient du vin dans la chambre sépulcrale. Excédées, les fées auraient maudit les fermes voisines, provoquant des épidémies parmi le bétail. La table porterait aussi une cuvette appelée « pas du Diable », et sa fracture par la foudre serait interprétée comme un châtiment divin contre un monument païen.
D’un point de vue architectural, le dolmen se compose de neuf orthostates (sept en granite et deux en grès) délimitant la chambre. Une pierre tronconique de fonction inconnue se trouve à l’intérieur. La dalle de chevet, plus large que la chambre, montre des traces de tentative de débitage. Les blocs de granite pourraient provenir d’une carrière située à 50 mètres à l’ouest. Le site, propriété de la commune, est aujourd’hui un témoignage précieux des pratiques funéraires et des croyances du Néolithique en Vendée.