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Dolmen de la Frébouchère au Bernard au Bernard en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de la Frébouchère au Bernard

    Gîte de la Mancelière
    85560 Le Bernard
Propriété de la commune
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Dolmen de la Frébouchère au Bernard
Crédit photo : Chatmouettes - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1793 ou 1815
Fracture de la table
vers 1833
Fouille clandestine
1887
Restauration du dolmen
1889
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit de la Frébouchère (cad. B 437) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Abbé Baudry - Historien local A évoqué la fracture par la foudre en 1793.
Léon Audé - Historien A daté la fracture de la table en 1815.
Bertrand Poissonnier - Archéologue A étudié les mégalithes de Vendée.

Origine et histoire

Le dolmen de la Frébouchère, aussi appelé Pierre-Couverte, est un dolmen de type angevin situé au Bernard, en Vendée. Il date du Néolithique et se distingue par son couloir formant portique, sa chambre rectangulaire de 7,20 m de long, et une table de couverture de plus de 80 tonnes. Le monument est orienté au sud-est et entouré des restes d’un tumulus en forme de poire, partiellement masqué par une haie. À proximité, des menhirs satellites complètent cet ensemble mégalithique.

L’histoire du dolmen est marquée par des perturbations humaines et naturelles. Vers 1833, des fouilleurs clandestins firent basculer deux piliers vers l’intérieur de la chambre. En 1887, le monument fut restauré, puis classé au titre des monuments historiques en 1889. La table de couverture, brisée en deux parties, aurait été frappée par la foudre en 1793 ou 1815 selon les sources, bien que cette fracture puisse être bien plus ancienne. Aucune découverte archéologique majeure n’a été faite sur place, mais des objets lithiques, dont une hache polie, furent retrouvés à proximité.

Le dolmen est associé à un riche folklore local. Selon les légendes, il aurait été édifié par des fées et des fadets. Une tradition raconte que, lors des fêtes, les jeunes filles dansaient sur la table de couverture tandis que les anciens buvaient du vin dans la chambre sépulcrale. Excédées, les fées auraient maudit les fermes voisines, provoquant des épidémies parmi le bétail. La table porterait aussi une cuvette appelée « pas du Diable », et sa fracture par la foudre serait interprétée comme un châtiment divin contre un monument païen.

D’un point de vue architectural, le dolmen se compose de neuf orthostates (sept en granite et deux en grès) délimitant la chambre. Une pierre tronconique de fonction inconnue se trouve à l’intérieur. La dalle de chevet, plus large que la chambre, montre des traces de tentative de débitage. Les blocs de granite pourraient provenir d’une carrière située à 50 mètres à l’ouest. Le site, propriété de la commune, est aujourd’hui un témoignage précieux des pratiques funéraires et des croyances du Néolithique en Vendée.

Liens externes