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Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer à Roquebrune-sur-Argens dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer à Roquebrune-sur-Argens

    Avenue de l'Aramon
    83520 Roquebrune-sur-Argens
Propriété privée
Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer à Roquebrune-sur-Argens
Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer à Roquebrune-sur-Argens
Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer à Roquebrune-sur-Argens
Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer à Roquebrune-sur-Argens
Crédit photo : Olivier Corby - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
8 janvier 1910
Classement monument historique
1908 et 1924
Fouilles archéologiques
années 1960
Destruction de deux tombes
1995
Restauration du dolmen
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer : classement par arrêté du 8 janvier 1910

Personnages clés

Hélène Barge - Archéo-anthropologue Dirigea la restauration en 1995.
Paul Raymond - Archéologue Étudia le site en 1908 et 1910.
V. Cotte - Archéologue Fouilla la tombe no 2 en 1924.

Origine et histoire

Le dolmen de la Gaillarde est un édifice mégalithique situé à Roquebrune-sur-Argens, dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Daté du Néolithique, il fait partie d’un groupe de trois tombes, dont deux furent détruites dans les années 1960 lors de la construction du lotissement de Beaumont. Ce dolmen, appelé « dolmen no 1 », est le seul encore debout, bien que fortement dégradé. Il a bénéficié d’une restauration en 1995 sous la direction d’Hélène Barge, archéo-anthropologue spécialiste des mégalithes.

Le monument est construit avec des dalles locales de schiste et de gneiss. Sa chambre sépulcrale, mesurant 2,50 m de long sur 2 m de large, se prolonge par un couloir ouvrant à l’ouest. Une particularité notable est la présence de sa table de couverture, rare pour un dolmen provençal, bien qu’elle se soit effondrée vers l’intérieur. Les deux autres tombes, aujourd’hui disparues, présentaient des structures distinctes : l’une était délimitée par des orthostates, l’autre combinait une paroi circulaire et une dalle rectangulaire. Les résultats des fouilles menées en 1908 par Paul Raymond et en 1924 par V. Cotte n’ont jamais été publiés.

Classé au titre des monuments historiques depuis le 8 janvier 1910, le dolmen de la Gaillarde illustre l’architecture funéraire néolithique de la région. Son état actuel résulte à la fois des dégradations subies au fil des siècles et des tentatives de préservation, comme la restauration de 1995. Les incertitudes entourant les fouilles anciennes soulignent l’importance de ce site pour la compréhension des pratiques rituelles et sociales du Néolithique en Provence.

L’édifice se distingue aussi par son contexte géographique : implanté près de la côte méditerranéenne, il reflète l’occupation humaine précoce de cette zone. Les matériaux utilisés, issus de roches locales, témoignent d’une adaptation aux ressources disponibles. Malgré les pertes subies (dalles arrachées ou déplacées), le dolmen reste un exemple emblématique du patrimoine mégalithique varois, mis en valeur par des itinéraires de découverte comme ceux proposés dans Les Mégalithes du Var (2005).

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