Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification du monument funéraire.
8 janvier 1910
Classement monument historique
Classement monument historique
8 janvier 1910 (≈ 1910)
Protection officielle par l'État français.
1908 et 1924
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1908 et 1924 (≈ 1924)
Campagnes menées par Raymond et Cotte.
années 1960
Destruction de deux tombes
Destruction de deux tombes
années 1960 (≈ 1960)
Perte lors du lotissement de Beaumont.
1995
Restauration du dolmen
Restauration du dolmen
1995 (≈ 1995)
Travaux dirigés par Hélène Barge.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen de la Gaillarde-sur-Mer : classement par arrêté du 8 janvier 1910
Personnages clés
| Hélène Barge - Archéo-anthropologue |
Dirigea la restauration en 1995. |
| Paul Raymond - Archéologue |
Étudia le site en 1908 et 1910. |
| V. Cotte - Archéologue |
Fouilla la tombe no 2 en 1924. |
Origine et histoire
Le dolmen de la Gaillarde est un édifice mégalithique situé à Roquebrune-sur-Argens, dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Daté du Néolithique, il fait partie d’un groupe de trois tombes, dont deux furent détruites dans les années 1960 lors de la construction du lotissement de Beaumont. Ce dolmen, appelé « dolmen no 1 », est le seul encore debout, bien que fortement dégradé. Il a bénéficié d’une restauration en 1995 sous la direction d’Hélène Barge, archéo-anthropologue spécialiste des mégalithes.
Le monument est construit avec des dalles locales de schiste et de gneiss. Sa chambre sépulcrale, mesurant 2,50 m de long sur 2 m de large, se prolonge par un couloir ouvrant à l’ouest. Une particularité notable est la présence de sa table de couverture, rare pour un dolmen provençal, bien qu’elle se soit effondrée vers l’intérieur. Les deux autres tombes, aujourd’hui disparues, présentaient des structures distinctes : l’une était délimitée par des orthostates, l’autre combinait une paroi circulaire et une dalle rectangulaire. Les résultats des fouilles menées en 1908 par Paul Raymond et en 1924 par V. Cotte n’ont jamais été publiés.
Classé au titre des monuments historiques depuis le 8 janvier 1910, le dolmen de la Gaillarde illustre l’architecture funéraire néolithique de la région. Son état actuel résulte à la fois des dégradations subies au fil des siècles et des tentatives de préservation, comme la restauration de 1995. Les incertitudes entourant les fouilles anciennes soulignent l’importance de ce site pour la compréhension des pratiques rituelles et sociales du Néolithique en Provence.
L’édifice se distingue aussi par son contexte géographique : implanté près de la côte méditerranéenne, il reflète l’occupation humaine précoce de cette zone. Les matériaux utilisés, issus de roches locales, témoignent d’une adaptation aux ressources disponibles. Malgré les pertes subies (dalles arrachées ou déplacées), le dolmen reste un exemple emblématique du patrimoine mégalithique varois, mis en valeur par des itinéraires de découverte comme ceux proposés dans Les Mégalithes du Var (2005).