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Dolmen de la Grotte à Cournols dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de la Grotte à Cournols

    Puy Saint-Bonnet
    63450 Cournols
Propriété de la commune
Dolmen de la Grotte à Cournols
Dolmen de la Grotte à Cournols
Dolmen de la Grotte à Cournols
Dolmen de la Grotte à Cournols
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Dolmen de la Grotte à Cournols
Dolmen de la Grotte à Cournols
Dolmen de la Grotte à Cournols
Dolmen de la Grotte à Cournols
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
1500 av. J.-C.
1800
1900
2000
Néolithique
Construction initiale
Âge du bronze
Réutilisation supposée
1840
Fouilles archéologiques
1846
Plan de Bouillet
1835 et 1853
Destruction partielle
1889
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Allée couverte de la Grotte (cad. E 451) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Jean-Baptiste Bouillet - Architecte ou archéologue Auteur du plan de 1846.
Abbé Croizet - Fouilleur archéologique Découvrit des artefacts en 1840.
Michel Gruet - Expert mégalithique Qualifia le site de dolmen angevin.

Origine et histoire

Le dolmen de la Grotte à Cournols, aussi appelé allée couverte de la Grotte ou Grotte aux Fées, est un site mégalithique situé à Cournols (Puy-de-Dôme), au lieu-dit Sarou, à 800 mètres d’altitude. Classé monument historique dès 1889, il est décrit comme un dolmen angevin à portique par Michel Gruet, bien que certains textes le qualifient d’allée couverte partiellement ruinée. Selon un plan de 1846 établi par Jean-Baptiste Bouillet, l’édifice comportait initialement treize orthostates en granite, délimitant un couloir, une antichambre et une chambre, le tout recouvert de deux à trois dalles de couverture, dont une en trachyte du Mont-Dore, aujourd’hui disparue.

Actuellement, le monument ne conserve qu’une seule table de couverture (3,13 m x 2,10 m) et onze orthostates, pour une longueur totale de 5,80 mètres. Le tumulus résiduel mesure 2,35 m x 2,40 m. Les fouilles menées en 1840 par l’abbé Croizet y révélèrent des haches en pierre, des coquilles d’huîtres, des pierres de fronde et une hache en bronze à proximité, suggérant une construction néolithique avec une réutilisation à l’âge du bronze. Ces artefacts ont depuis disparu.

L’édifice se distingue par sa structure interne cloisonnée : deux dalles séparaient le couloir de l’antichambre (2,35 m x 2,20 m), et deux autres isolaient cette dernière de la chambre funéraire (2,60 m x 1,50 m), le tout ouvert à l’est. La dalle de couverture restante, fracturée en diagonale, et les orthostates en granite témoignent de techniques de construction mégalithique caractéristiques. Son état actuel reflète à la fois son importance archéologique et les dégradations subies au fil des siècles, notamment la disparition des dalles sous l’effet de la foudre (1835, 1853).

Liens externes