Dolmen de la Madeleine à Lessac en Charente

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen de la Madeleine à Lessac

  • D952
  • 16500 Lessac
Dolmen de la Madeleine à Lessac
Dolmen de la Madeleine à Lessac
Dolmen de la Madeleine à Lessac
Dolmen de la Madeleine à Lessac
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1100
1800
1900
2000
Néolithique
Origine présumée
XIe siècle
Construction chapelle
XIXe siècle
Transformation en cabaret
1900
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen converti en chapelle dite de la Madeleine (cad. F 566) : classement par liste de 1900

Personnages clés

Michon Auteur ayant rapporté des croyances locales sur le caractère mégalithique du site.
Sainte Madeleine Figure légendaire associée à des récits populaires sur la construction du dolmen.

Origine et histoire du dolmen de la Madeleine

Le dolmen de la Madeleine, aussi appelé dolmen de Sainte-Madeleine, Pierre-Madeleine, Tombeau de la Dame ou Pierre Couvreau, est situé à Lessac en Charente. Il serait un ancien mégalithe réutilisé au Moyen Âge pour établir une chapelle. La construction de la chapelle daterait du XIe siècle. Au XIXe siècle, l'édifice fut transformé en cabaret. L'ensemble a été classé au titre des monuments historiques en 1900. Le monument se trouve sur une île de la Vienne, quelques kilomètres au nord de Confolens, proche de Saint-Germain-de-Confolens; l'île est appelée Sainte-Madeleine ou de Saint-Germain. La dalle mesure 4,50 m de long, a une forme triangulaire et atteint 3,60 m au maximum de largeur; son poids est estimé à 18 tonnes. Elle repose sur quatre colonnettes écartées de 2,40 m à l'avant et de 2,15 m à l'arrière. Les colonnettes font 2,70 m de hauteur et se composent d'une base carrée de 0,35 m, d'un fût cylindrique de 0,35 m de diamètre et 1,75 m de hauteur, d'un chapiteau et d'un tailloir carré. Un bloc de pierre visible à l'arrière du monument, long de 1,20 m sur 0,78 m de large, serait les restes d'un autel. Le caractère mégalithique du site n'est évoqué que par les écrits de Michon qui rapportent des croyances locales. Au XIXe siècle, certains préhistoriens ont avancé que les colonnettes auraient été taillées dans d'anciens orthostates du dolmen. Une fouille menée en 1878 a mis au jour une sépulture médiévale contenant divers ossements humains, dont des restes d'enfants, et des poteries vernissées en terre cuite. Aucune découverte archéologique ne permet toutefois d'attester l'existence d'une construction mégalithique antérieure à la chapelle. Selon la tradition, sainte Madeleine aurait porté la dalle sur sa tête et les colonnettes dans les poches de son tablier; pour atteindre l'île en sautant par-dessus la Vienne, elle se serait appuyée sur un rocher où elle laissa l'empreinte dite Pas de Sainte-Madeleine, et ses moutons auraient eux aussi laissé leurs empreintes.

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