Période de construction Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Origine du dolmen.
1866
Relevé topographique par Lukis
Relevé topographique par Lukis 1866 (≈ 1866)
Première étude détaillée du dolmen.
1883
Fouilles par Félix Gaillard
Fouilles par Félix Gaillard 1883 (≈ 1883)
Découverte d’un coffre en pierres.
1900
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1900 (≈ 1900)
Protection officielle du dolmen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen (cad. G 490) : classement par liste de 1900
Personnages clés
Lukis - Topographe
Auteur d’un relevé en 1866.
Félix Gaillard - Archéologue
Fouilles et découverte du coffre.
Origine et histoire
Le dolmen de la Madeleine, situé à Carnac dans le Morbihan, est un vestige mégalithique emblématique du Néolithique. Ce monument, classé au titre des Monuments Historiques en 1900, a été étudié dès le XIXe siècle. Il se distingue par son type architectural, un dolmen à couloir court, bien que son état actuel soit ruiné et non restauré. La chambre funéraire conserve encore trois orthostates sur son côté gauche et un seul sur le côté droit, tandis que la table de couverture, ornée de cupules, a basculé à l’intérieur. Le sol est recouvert par une grande dalle, et les traces du tumulus d’origine restent visibles sous forme d’un relief caillouteux.
En 1866, Lukis réalise un relevé topographique du site, suivi en 1883 par des fouilles menées par Félix Gaillard, qui avait déjà exploré le dolmen sans résultats connus auparavant. Lors de ces fouilles, Gaillard découvre, à environ 8,50 mètres au sud-sud-est de l’entrée, un coffre en pierres (ciste) délimité par sept dalles. Ce coffre, aujourd’hui détruit, mesurait 1,10 m de long sur 0,60 m de large et 0,47 m de profondeur. Les fouilles ont permis de recueillir quelques fragments de poterie, tant dans le dolmen que dans le coffre, offrant des indices sur les pratiques funéraires et rituelles de l’époque.
Le dolmen de la Madeleine illustre l’importance des constructions mégalithiques dans la région de Carnac, connue pour sa concentration exceptionnelle de monuments préhistoriques. Son classement en 1900 souligne sa valeur patrimoniale, bien que son état de dégradation limite aujourd’hui sa compréhension architecturale complète. Les études menées au XIXe siècle, notamment par Gaillard, restent des références pour l’étude des dolmens bretons et de leur mobilier archéologique associé.
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