Dolmen de La Pierre et Cromlech de La Pierre à Moulins-sur-Céphons
Dolmen de La Pierre et Cromlech de La Pierre à Moulins-sur-Céphons dans l'Indre
Patrimoine classéPatrimoine CeltiqueDolmens
Dolmen de La Pierre et Cromlech de La Pierre à Moulins-sur-Céphons
1-3 La Pierre
36110 Moulins-sur-Céphons
Crédit photo : User Kglavin on en.wikipedia - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
…
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction du dolmen de type angevin.
1870
Fouille clandestine
Fouille clandestine 1870 (≈ 1870)
Fouille illégale ayant causé l'effondrement d'une table de couverture.
1900
Classement historique
Classement historique 1900 (≈ 1900)
Le dolmen est classé monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen et cromlech de La Pierre (cad. G 154) : classement par liste de 1900
Personnages clés
Ludovic Martinet
Chercheur ayant étudié l'origine des pierres du dolmen.
Gérard Coulon
Auteur de références sur les dolmens et menhirs de l'Indre.
Frédéric Lontcho
Auteur de références sur les dolmens et menhirs de France.
Origine et histoire du dolmen de La Pierre et du Cromlech de La Pierre
Le dolmen de la Pierre, situé à Moulins-sur-Céphons (Indre), est classé monument historique par la liste de 1900 sous le nom de Dolmen et cromlech de La Pierre. Une fouille clandestine en 1870, dont les résultats sont inconnus, provoqua l'effondrement d'une table de couverture et laissa le monument partiellement en ruine. Élevé sur un rebord de plateau dominant le ruisseau du Lamps, il est de type angevin. Il mesure 6 m de long sur 4,20 m de large et atteint 1,60 m de hauteur au point le plus élevé. L'édifice comporte deux tables de couverture : la plus grande repose sur trois orthostates, la seconde est brisée en deux et la plus grosse partie, inclinée à 45°, s'appuie d'un côté sur un pilier et de l'autre sur le sol. L'ensemble délimite une chambre funéraire longue de 5,80 m, large de 2,30 m et haute de 1,30 m sous dalle. Toutes les dalles sont en grès. Selon Ludovic Martinet, la pierre proviendrait de Bagneux ou de Dun-le-Poëlier, communes situées à plus de 30 km. L'existence, au moment du classement, d'un cromlech entourant le dolmen paraît peu probable ; les blocs supposés le constituer, aujourd'hui presque tous disparus, pourraient provenir du démantèlement du dolmen ou être les vestiges d'un tumulus éventuel. Selon la tradition populaire, quiconque touchait l'édifice devait mourir dans l'année. Les principales références sont Gérard Coulon, Indre Guide Dolmens & Menhirs (Berry en poche, Éditions La Bouinotte, 2011) et Frédéric Lontcho, Dolmens et menhirs de France (Éditions Archéologie Nouvelle, 2014).