Construction du dolmen Néolithique final - Chalcolithique (≈ 2770 av. J.-C.)
Période d'édification et d'utilisation estimée.
XIXe siècle
Première fouille par F. Vandermarcq
Première fouille par F. Vandermarcq XIXe siècle (≈ 1865)
Site déjà écroulé à cette époque.
14 juin 1971
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 14 juin 1971 (≈ 1971)
Protection officielle du dolmen.
1980
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration 1980 (≈ 1980)
Travaux archéologiques et consolidation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen la Tamanie (cad. D 22) : classement par arrêté du 14 juin 1971
Personnages clés
F. Vandermarcq - Archéologue
A fouillé le dolmen au XIXe siècle.
Origine et histoire du dolmen de la Tamanie
Le dolmen de la Tamanie est un monument mégalithique situé sur la commune d’Oradour-sur-Vayres, dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Daté du Néolithique final ou du Chalcolithique, il pourrait être rattaché à la culture locale de l’Artenacien. Ce dolmen simple, de petite dimension, se distingue par une table de couverture en gneiss disproportionnée par rapport aux dalles supports, suggérant la disparition partielle de sa structure d’origine. Des traces de pavage et des murets latéraux en pierre ont été identifiés lors des fouilles.
Fouillé une première fois au XIXe siècle par F. Vandermarcq alors qu’il était déjà écroulé, le site a fait l’objet d’une restauration en 1980 après son classement au titre des monuments historiques le 14 juin 1971. Les fouilles archéologiques ont révélé un matériel modeste : une cinquantaine de tessons de céramique, dont un décoré de cannelures, ainsi que des outils lithiques (armatures de flèches, éclats de débitage). Ces artefacts confirment une occupation durant le Néolithique final-Chalcolithique, période marquée par des transformations sociales et techniques majeures en Europe occidentale.
La localisation du dolmen, à proximité d’un gisement de gneiss (leptynite) situé à environ 1 km, suggère une exploitation locale des ressources pour sa construction. Ce type de monument funéraire collective reflète les pratiques culturelles et religieuses des communautés néolithiques, souvent liées au culte des ancêtres et à l’organisation territoriale. Son état actuel, partiellement restauré, permet d’étudier les techniques de construction et les rituels associés à ces sépultures collectives.